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Quins : Alain Gilbert, collectionneur et chercheur passionné

  • Alain Gilbert, chez lui, devant sa collection de masques.
    Alain Gilbert, chez lui, devant sa collection de masques. Reproduction Centre Presse / HL / Reproduction Centre Presse
  • Lors d’une animation à la chapelle de Quins..
    Lors d’une animation à la chapelle de Quins.. Reproduction Centre Presse / HL / Reproduction Centre Presse
  • Livre éthiopien sur parchemin du XIVe siècle.
    Livre éthiopien sur parchemin du XIVe siècle. Reproduction Centre Presse / HL / Reproduction Centre Presse
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Passionné par tout ce qui touche au patrimoine, collectionneur de raretés, animateur et conférencier dans le cadre de nombreuses associations, Alain Gilbert est un retraité très investi en Aveyron.

C’est en 2013 qu’Alain Gilbert, la retraite venue, rejoint l’Aveyron et Quins, département adopté successivement par sa mère, sa sœur et sa nièce. Si sa famille est originaire du Cantal, un aïeul, "monté" à Paris comme cocher en 1848, pris sur les barricades pour avoir participé à la Révolution, et envoyé sur-le-champ en Algérie, établit la famille en Afrique du Nord pour un siècle.

Le grand-père paternel d’Alain épouse une Aveyronnaise de Brasc, Irma Roque, et sa famille maternelle est originaire d’Albi. Quand ses parents rentrent du Maroc, en 1957, Alain a 6 ans.

Un métier qui détermine ses passions

Technicien des Bâtiments de France, Alain Gilbert passe 20 ans à Lyon, 6 ans en Guyane, 10 ans à Macon : les quatre dernières années le voient se consacrer à la restauration de la cathédrale d’Autun. Homme aux multiples passions, Alain Gilbert a plus de 50 ans de pratique de spéléo à son actif : une passion qui naît lorsqu’il a 16ans : plus de 30 expéditions à l’étranger, avec photos de peintures et gravures rupestres à la clé. 22 expéditions en République dominicaine, 1 an passé au Maroc, où il est né, 2 ans passés à Djibouti, une expédition en Éthiopie… Ces voyages lui permettent d’allier spéléo, rencontre avec les gens, archéologie et ethnologie, car il loge chez l’habitant et noue au fil des ans des relations indéfectibles avec les autochtones : "On te donne un terrain, construis ta maison !", lui proposent ses amis de République dominicaine. Seuls des problèmes de santé ont depuis empêché Alain de repartir.

Un collectionneur insatiable

Passionné de minéralogie, de paléontologie (science fondée sur l’étude des fossiles), Alain s’avère un collectionneur érudit : après avoir ramassé tout ce qu’il trouvait lors de ses sorties spéléo et ethno, cet aventurier des temps modernes court les bourses aux minéraux pour acheter des pierres et se trouve à la tête d’une collection de 8 000 pièces, dont la moitié de microminéraux. Son préféré : la wulfénite, qui vient de M’Fouati, au Congo.

Féru d’ethnologie, il collectionne également les masques, les poteries, les coffres anciens, et accumule de la documentation sur l’art populaire, mobilier et objets – livres d’art sur l’Amérique latine, l’Océanie, l’Australie, l’art primitif – et des pièces uniques.

Bourreau de travail, il a rédigé des fiches synthétiques sur les sujets qui lui tiennent à cœur – 350 fiches rien que sur l’Amérique latine, un millier de fiches sur l’art populaire ! –, mais aussi des publications pour des revues spécialisées, notamment dans le bulletin du Cercle généalogique de l’Aveyron, dans la revue Patrimoni, dans des revues de spéléo… 150 publications allant d’une à 140 pages.

Intarissable, Alain montre ses trésors, et raconte l’histoire de chacun : des actes de mariage authentiques (en arabe et français), qui proviennent de Djibouti et montrent que les femmes sont "achetées " pour 10 talers ; un taler de 1780 ; un livre religieux éthiopien du XIVe, écrit en guèze sur parchemin, acheté sur le marché d’Addis Abeba en octobre 1972 ; et tant d’autres raretés…

Boulimique, abonné à 12 revues encore (25 il n’y a pas si longtemps), il ne s’arrête jamais !

"Tout ce qui est patrimoine m’intéresse"

Alain fait partie d’un nombre impressionnant d’associations : l’Association culturelle de l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue ; Paysages et patrimoines, pour laquelle il recense les fours et moulins de la commune de Ginals, avec Jean Cohenny, architecte à la retraite ; l’association de la Chapelle Saint-Clair de Verdun à Quins, pour laquelle il organise avec Yves Saget expositions et animations, et programme les travaux de réfection du site ; La Rebiscoulade de Fenayrols ; Sauvegarde du Rouergue, présidée par Jean Delmas, archiviste paléographe directeur des services d’archives de l’Aveyron ; Cisterciens en Rouergue, association très dynamique qui gère les six abbayes rouergates, ainsi que leurs dépendances, moulins et granges ; l’association de Galinières, pour la plus grande grange monastique cistercienne de l’Aveyron.

Chercher, fouiller, découvrir des éléments, effectuer des relevés, des photos, des plans, analyser l’ensemble grâce à sa connaissance des techniques pour dater, comprendre, puis reconstituer l’histoire d’un lieu, aider à sa sauvegarde, ou encore rédiger des publications, animer les sites, tout ce travail de chercheur occupe largement les journées de ce retraité hyperactif.

Alain Gilbert donnera une conférence sur la chapelle Saint-Clair et le site de Verdun, le jeudi 19 mars, à 14 heures, à l’auditorium des Archives départementales de Rodez. guacaras.alaingilbert@gmail.com
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