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"La plus grande ruine" de Villefranche en stand-by

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  • Le chantier du pôle culturel en stand-by, vu de la place Bernard-Lhez, a échauffé les esprits au conseil municipal.
    Le chantier du pôle culturel en stand-by, vu de la place Bernard-Lhez, a échauffé les esprits au conseil municipal. MCB / / MCB
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Le conseil municipal faisait la part belle aux chiffres avec une séance consacrée au débat d’orientation budgétaire.

Mercredi soir, le conseil municipal a débuté par une minute de silence en mémoire de l’élu, Prakash Muji-Solanki, récemment disparu. Une rose avait été posée sur son siège et le maire lui a rendu un vibrant hommage. "Il était la bonté incarnée", a déclaré Serge Roques, louant les "qualités morales" et la "dimension" de cet ancien pharmacien. "On est tous à le regretter, à le pleurer", a-t-il confié, avant d’installer Marie-José Marre, pour le remplacer, même s’il ne reste que peu de temps d’ici la fin de la mandature.

Le conseil municipal attaquait ensuite le morceau de choix de l’ordre du jour, le fameux débat d’orientation budgétaire (DOB) qui intervient à la séance précédant le vote du budget, en l’occurrence le 4 mars prochain. Et le premier adjoint, Laurent Tranier, d’abreuver l’assistance de chiffres parmi lesquels on retiendra que la suppression de la taxe d’habitation, effective cette année, concernera 80 % des foyers, "une opération neutre puisque prise en charge par l’Etat". On apprenait aussi que l’évolution des valeurs locatives sera de 0,9 % en 2020 et que sa révision est prévue pour 2026. Au niveau des dépenses de fonctionnement, on atteint les 124 millions d’euros pour un total de 178 agents sur la commune. Par ailleurs, le capital de la dette communale se réduit. De plus de 15,5 millions d’euros en 2018, elle devrait passer à moins de 13 millions en 2020. "Le désendettement de la commune se poursuit plus vite que prévu", commentait Laurent Tranier. Quant aux recettes de fonctionnement, 2020 prévoit leur stabilisation. C’est sur le chapitre investissement, avec notamment le pôle culturel, que les discussions se sont tendues. Un pôle culturel estimé à 6 700 000 € mais "le problème c’est qu’on ne voit pas les travaux avancer. Que se passe-t-il ? ", a interrogé, dubitatif, Jean-Sébastien Orcibal. En réponse, Laurent Tranier a admis que "les travaux sont en pause car c’est un chantier très complexe du fait que c’est un bâtiment patrimonial. C’est un défi quotidien pour toutes les entreprises qui y travaillent. Forcément ce n’est pas un chantier exempt de surprises et il y a même des débats chez les techniciens". Et le même d’affirmer que " dans les prochains jours des solutions seront trouvées, sans surcoût, et le chantier devrait reprendre dans une quinzaine de jours, toujours pour une livraison au printemps 2021". Volant au secours de son premier adjoint, Serge Roques a lui aussi avoué "la complexité réelle de ce bâtiment. Le problème se pose plutôt au niveau des fondations". Mais "on a eu le mérite de prendre en main ce chantier et de s’attaquer à la plus grande ruine de la ville. On arrive au bout, c’est un beau projet et on sera content d’avoir un service de cette qualité. On sera même la seule commune à posséder ce type de structure en plein quartier prioritaire de la ville", s’enorgueillit-il. Et le maire de laisser aller un esprit mutin pour son avant dernier conseil municipal et de taquiner son opposant, Jean-Sébastien Orcibal : "Vous aviez le projet d’y faire une maison médicale, je vous souhaitais bien du plaisir… ".

Serge Roques aurait sans doute aimé que cette réalisation phare voit le jour du temps de son mandat… "Ma préférence n’a aucun intérêt, ce qui compte, c’est qu’il soit réalisé et qu’il fonctionne bien".

Son coût et sa pertinence seront laissés à l’appréciation des contribuables…

Soutien à l’EREA de Laurière

Françoise Mandrou-Taoubi a présenté un vœu de soutien à l’EREA de Laurière face à la fermeture du CAP serrurerie-métallerie annoncée par le rectorat qui souhaite ouvrir à la place un CAP de commercialisation et service hôtel café restaurant. "C’est assez incompréhensible car cette formation répond aux besoins du territoire. Elle vient en complément du CAP chaudronnerie de Decazeville. Et c’est un enseignement adapté pour des jeunes en échec scolaire où on obtient 100 % de réussite. Nous nous y opposons et nous demandons que cette fermeture soit réexaminée". La directrice de l’EREA de Laurière doit rencontrer prochainement le recteur de l’académie.

GDM
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