Le monde de l’accordéon perd un de ses fidèles servants

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  • « Sans l’accordéon et la musique, la vie serait une grande erreur »
    « Sans l’accordéon et la musique, la vie serait une grande erreur »
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Évoquer le souvenir de Bébert Barry, disparu il y a quelques jours, c’est raconter la jeunesse de générations entières d’Aveyronnais, guinchant au son du piano à bretelles.

Des belles heures des soirées ou après-midi dansants du département ou de ceux de Paris au sein des amicales aveyronnaises. C’est parler aussi des nombreux musiciens professionnels et amateurs qui ont accompagné ou côtoyé, depuis plus de 60 ans, cet accordéoniste emblématique, que la vie fixa à tout jamais dans une bienveillance et une gentillesse réconfortantes. Dans la lignée de son père et de son grand-père, Albert Barry entame une carrière musicale en 1946, style "Titi" parisien d’alors, et dont il ne se départit jamais entre petit foulard et casquette typiques. À 10 ans le petit Albert découvre l’harmonica, mais très vite l’accordéon donne le "La" de son existence. Adolescent, il accompagne alors ses aînés dans les bals populaires, et parce que la musique ne nourrit pas toujours son homme, il s’arrête un temps à Verselli, dans le Piémont, dans une fabrique d’accordéons. De retour à Rodez, son frère l’accompagne dans ses tournées musicales, notamment au Faubourg ("barry" en occitan, cela ne s’invente pas !). Dans les années 50, monté à Paris, il fait les beaux jours et les belles rencontres de la rue de Lappe, de la place Blanche ou du quartier de Charonne. Revenu en Aveyron, il n’aura de cesse de porter haut les couleurs d’un instrument séculaire, de mettre le pied à l’étrier de jeunes musiciens, et par bonheur il y aura toujours des thés dansants, le club des aînés et surtout des amoureux de l’accordéon. Sur les notes (émues) de l’accordéoniste Thierry Bonnefous, son épouse Monique, ses enfants Patrick, Chantal, et Patricia, sa famille, mais aussi ses amis sont venus lui rendre un dernier hommage et le remercier pour tant d’instants musicaux existentiels, car comme aimait à le dire Bébert " sans l’accordéon et la musique, la vie serait une grande erreur "…

CORRESPONDANT
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