Saint-Valentin : et si on troquait les roses contre des fleurs de saison ?

  • Les amoureux des roses pourront opter pour des camélias, qui fleurissent du début de l'automne au printemps et dont l'apparence s'avère similaire à la fleur star de la Saint-Valentin.
    Les amoureux des roses pourront opter pour des camélias, qui fleurissent du début de l'automne au printemps et dont l'apparence s'avère similaire à la fleur star de la Saint-Valentin. Vronja_Photon / IStock.com / Vronja_Photon / IStock.com
Publié le / Mis à jour le S'abonner

(Relaxnews) - La rose rouge, star de la fête des amoureux, pousse en été dans l'Hexagone. L'acheter pour la Saint-Valentin nécessite donc de la faire venir de loin, générant au passage une empreinte carbone considérable et néfaste pour l'environnement. Et si les amoureux adeptes des fleurs optaient plutôt pour des mimosas ou des camélias ? 

Chocolat, vêtements, parfum, bijoux... La liste de cadeaux à offrir à sa moitié pour la fête des amoureux est quasi infinie. Mais la tradition reste bien sûr d'offrir des fleurs. En particulier des roses rouges, couleur associée à l'amour et à la passion. Sur les 600 millions de roses vendues en France chaque année, un pic culmine chaque année à l'approche du 14 février. Mais considéré sous l'angle environnemental, ce cadeau perd de son éclat. Pour commencer, les roses rouges en hiver n'existent pas chez nous, puisqu'elles poussent en été. 

En France, 85% des fleurs coupées proposées à la vente arrivent de l'étranger. Quand elles ne sont pas expédiées depuis les Pays-Bas -premier exportateur et importateur mondial de fleurs- les roses rouges proviennent de pays d'Afrique et d'Amérique latine (Ethiopie, Kenya, Colombie, Equateur...). Derrière le simple achat d'un bouquet, se cachent donc une empreinte carbone conséquente et des conditions de travail souvent déplorables pour les employés horticoles de ces régions du monde. 

A cela, s'ajoute l'usage massif de pesticides. En 2017, une étude réalisée par 60 millions de consommateurs révélait la présence de 49 substances chimiques dans des bouquets de roses vendus en France (fongicides, insecticides, engrais, etc.), dont plusieurs interdits dans l'Hexagone, comme le dodémorphe (fongicide). 

Camélias, jacinthes, mimosa...

Une solution simple existe pourtant pour ceux et celles qui souhaitent offrir des fleurs à leur moitié : acheter des produits de saison, comme on le fait pour les fruits et légumes. Mimosa, jacinthe, hellébore... de nombreuses fleurs d'hiver permettent de composer des jolis bouquets, tout achetant local et en privilégiant le circuit-court. 

Les amoureux des roses peuvent par exemple opter pour des camélias, qui poussent de septembre à mai, et dont l'apparence s'avère similaire à la fleur star de la Saint-Valentin. 

En France, plusieurs enseignes ou labels proposent des bouquets éco-responsables. C'est notamment le cas de Fleurs d'ici, marque francilienne qui incite les consommateurs à changer leurs habitudes pour la Saint-Valentin avec le slogan : "Pour la Saint-Valentin, offrez des fleurs, pas du CO2 !". 


A Bordeaux, l'enseigne Fleurs de Mars propose une démarche similaire : là aussi, on ne trouve que des fleurs de saison cultivées localement. Et pour limiter l'empreinte écologique, la livraison des commandes se fait à vélo.

Pour connaître l'origine des fleurs commercialisées, les consommateurs peuvent se référer à certains labels tels que Fleurs de France, crée en 2015 sous l'impulsion de l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. 

Relaxnews
Voir les commentaires
Réagir