La marche du renouveau : 1944-1954

  • Défilé de la Lyre et de la gymnastique au moment de la libération de Paris.
    Défilé de la Lyre et de la gymnastique au moment de la libération de Paris.
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À la libération de Paris, des musiciens des harmonies de Decazeville et Viviez organisent le 23 août 1944 un défilé spontané sous la direction de M. Mijoule, musicien du rang et doyen de la Lyre, qui assure l’intérim de chef de musique.

Né à Montluçon en 1909 et décédé à Aurillac en 2005, Raymond Robin est un clarinettiste militaire.

Sous-chef de musique, il rejoint l’Algérie et dirige la musique du 4e régiment de tirailleurs en qualité d’adjudant.

De retour en France et après une période de résistance, il passe quelques mois d’occupation en Allemagne à partir de 1945, avant de quitter l’armée pour répondre à l’offre d’emploi de chef de musique à Decazeville.

Nouveau chef, nouveau départ

La Lyre et la municipalité recrutent Raymond Robin comme chef de musique le 1er juin 1946. Il crée l’école de musique municipale de Decazeville et à pour mission de constituer un nouvel orchestre d’harmonie.

La Lyre s’installe dans un nouveau baraquement et une première répétition s’organise avec une cinquantaine de musiciens qui répondent à l’appel. Le 14 juillet 1946, M. Robin dirige son premier concert avec la Lyre au kiosque à musique de Decazeville.

Au championnat du monde

Du 3 au 12 août 1951, la Lyre decazevilloise composée de 58 musiciens se déplace au championnat du monde de musique à Kerkrade (Pays-Bas).

Elle se présente en division supérieure et décroche un troisième prix ex-æquo partagé avec l’harmonie municipale d’Arras.

Puis, du 7 au 15 août 1954, déplacement autour du festival international de Lucerne.

La délégation de la Lyre decazevilloise composée de quarante-deux musiciens et treize accompagnateurs, donne plusieurs concerts lors de cette tournée, notamment à Douvaine, Lucerne et Aix-les-Bains.

Le 19 octobre 1954, catastrophe, un incendie ravage le local en bois de la Lyre.

Malgré des efforts soutenus, l’essentiel des archives et photos, mais aussi de nombreux instruments de musique disparaissent en fumée.

"Il s’agit d’une grande perte", se lamente Loïc Randeynes qui réalise une l’histoire extrêmement fouillée de l’association.

Didier Latapie
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