Josh Radnor : "J'ai l'impression d'être un meilleur acteur après avoir fait 'Hunters'"

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    Josh Radnor pendant notre interview Courtesy of ETX Studios / Courtesy of ETX Studios
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(Relaxnews) - Il a incarné pendant neuf saisons Ted Mosby dans la série "How I Met Your Mother". Acteur, auteur, réalisateur et même musicien, Josh Radnor multiplie les carrières. Alors qu'il vient de sortir "Outside in", le nouveau single de son groupe Radnor & Lee en prévision de leur prochain album, l'acteur américain signe son retour sur le petit écran avec "Hunters", la nouvelle série phare d'Amazon Prime Video disponible ce vendredi 21 février. Au programme : chasse aux nazis, humour noir et violence. La cerise sur le gâteau ? Un Al Pacino bien remonté. Josh Radnor était à Paris le mardi 11 février pour nous parler de cette nouvelle série à laquelle il ne pouvait pas dire non.

Comment avez-vous réagi à la première lecture du script de « Hunters », et qu'est-ce qui vous a convaincu d'accepter le rôle ?

La simple description du rôle, une star de cinéma dans les années 70 qui chasse les nazis, comment ne pas aimer cela ? C'était un étrange mélange d'éléments, un personnage drôle et foncièrement sérieux, dans un monde fascinant qui mélange tellement les tons, une série très sérieuse qui avait aussi ses moments plus légers. C'était à la fois effrayant, mais aussi inspirant. J'ai eu l'impression de ne jamais avoir vu cela par le passé, c'était nouveau, unique.

C'est le travail le plus intéressant pour moi, lorsque quelqu'un crée son propre monde, David [Weil, le créateur, ndlr] est tellement intelligent et la genèse de l'histoire était tellement personnelle... donc quand on lit ça, il suffit de suivre son instinct parce qu'il faut imaginer comment cela pourrait rendre. Et quand on voit les personnes qui participent au projet, des gens extraordinaires et de très haut niveau. Je n'ai pas hésité, je me suis dit que je voulais en être.

Qu'est-ce qui a nourri votre performance de Lonny Flash, et comment vous êtes-vous approprié le personnage ?

Je ne savais pas exactement qui il était quand les caméras ont commencé à tourner. Mais une fois que j'ai vu son look, sa barbe, ses vêtements, ses bijoux, j'ai compris le type de personne qui s'habille comme cela, ou le type de personne qui a besoin de garder sa colère et sa sexualité à fleur de peau. Cela m'a donc aidé au début, mais plus je suis entré dans le personnage, plus j'ai commencé à comprendre ses incertitudes, sa vulnérabilité, ce qui l'agace, ses forces, tout cela... Mais vous le comprenez mieux avec le temps, vous apprenez en tournant. C'était un fascinant voyage avec ce personnage.

Je sais quand je suis vraiment dans mon personnage parce que je commence à vraiment me soucier de lui, comme si je voulais le protéger. Et quand quelqu'un est cruel envers lui, ça me fait mal. Même si je sais séparer la fiction de la réalité, il y a un moment où on commence à posséder son personnage, on devient protecteur envers lui. Et même s'il fait des trucs idiots, on veut toujours le protéger et on a besoin de savoir pourquoi il se comporte ainsi.

Comment s'est déroulé le tournage avec une icône comme Al Pacino ? Vous a-t-il conseillé ?

Non, pas de conseils directs, mais plutôt une osmose, le fait d'être avec lui.. Cela aurait été vrai dans tous les cas parce que six mois de tournage représentent six mois d'expérience supplémentaire, mais travailler avec un acteur de ce calibre et avec ce niveau d'engagement et de courage. A aucun moment il ne recourt à la facilité, il n'est jamais paresseux. Il est là à 100% et il essaie vraiment de comprendre ce qui va faire décoller la scène, lui donner vie. C'était bien pour moi de le démystifier, de le voir comme une vraie personne, comme un artiste au plus haut niveau, mais qui fait le même boulot que moi, juste mieux, bien mieux que n'importe qui. Travailler avec lui était vraiment très inspirant.

Que pensez-vous de la tendance actuelle qui explore le totalitarisme politique à la télévision surtout en période d'élection présidentielle aux Etats-Unis ?

Je pense que les acteurs, jouer la comédie, le théâtre et n'importe quel type de narration a toujours été une manière de s'impliquer dans le monde, de commenter, ou comme disait Shakespeare le théâtre doit 'être le miroir de la nature'.

Pour moi en tant qu'acteur, je ne pensais pas trop aux implications... bon, tu y penses un peu, c'est normal. Une partie de moi s'intéresse à l'histoire dans laquelle j'évolue presque du point de vue d'un observateur extérieur, mais en tant qu'acteur dans la série, je n'étais qu'un type dans les années 70 qui chassait les nazis, je ne pensais pas aux implications politiques plus vastes.

Mais je pense que la marginalisation, la déshumanisation, et la diabolisation de groupes de personnes semblent être un problème humain éternel et je pense qu'il serait fou de demander aux acteurs et aux auteurs de ne pas s'y intéresser. Parce que nous avons besoin d'auteurs qui s'impliquent dans le monde et qui éclairent ces choses, sinon ces sujets ne résonneraient pas autant avec une certaine autorité morale.

Quel est votre prochain film ?

Il faudra voir... c'est vrai que j'ai été frappé par le fait que huit ans se sont déjà écoulés depuis mon dernier film ['Love and Other Lessons', ndlr] et j'adore tellement réaliser, mais je suis aussi devenu musicien et je continue à jouer la comédie. J'ai trop de carrières différentes, c'est difficile de trouver le temps nécessaire à la réalisation d'un film.

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