Rugby à XIII : Jérôme Bisson, Villefranchois à jamais

  • Jérôme Bisson, ici près de ses fourneaux à Villeneuve, a gardé le maillot de Villefranche. Jérôme Bisson, ici près de ses fourneaux à Villeneuve, a gardé le maillot de Villefranche.
    Jérôme Bisson, ici près de ses fourneaux à Villeneuve, a gardé le maillot de Villefranche. Repro CP -
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L’ancien rugbyman de Villefranche XIII, aujourd’hui boulanger dans le Lot, n’a jamais arrêté de suivre le club, qui pourrait aussi attirer son fils.

Reparti dans le Lot après un passage à Villefranche-de-Rouergue (2000-2003) dans ses dernières années d’activité, on ne s’attendait pas vraiment à revoir Jérôme Bisson dans les travées du stade Henri-Lagarde. Plutôt à Max-Rousié, l’enceinte de Villeneuve-sur-Lot, où il a vu le jour et lancé sa carrière. Mais depuis 17 ans, l’ancien pilier continue de suivre de près l’actualité du club... aveyronnais. "On y va souvent, car on est resté en très bons termes avec les dirigeants, confie le Lotois. J’ai pu assister à quatre matches cette saison, manger avec des anciens coéquipiers... On est à peu près à une heure de route, ce n’est pas grand-chose."

Mais déjà beaucoup pour celui dont les week-ends libres sont rares depuis qu’il a ouvert une boulangerie à Mercuès en 2010, après avoir bossé dans le bâtiment. "J’aurais bien aimé prendre des fonctions de bénévole à Villefranche XIII, mais ce n’est pas possible avec le boulot. Puis je suis aussi mon fils aîné, Corentin (19 ans), qui joue maintenant au Toulouse Olympique."

"J’avais trouvé un club familial"

Ce dernier avait commencé le rugby à XIII à Cahors et pourrait retrouver l’Aveyron dans un futur pas si lointain. "Pour l’instant, son garçon est en juniors et suit ses études à Toulouse, mais il pourrait venir faire ses armes chez nous avec les grands", espère le président du club villefranchois, Nicolas Alquier. Pour cela, il faudra d’abord que ses hommes valident leur accession en Élite 1 à l’issue de la saison. Auront-ils, cette fois, les moyens d’y aller ? Jérôme Bisson répond : "La décision de refuser de jouer à l’étage au-dessus en 2017 avait cassé l’élan. Mais en cas de montée dans quelques mois, là, Villefranche devrait accepter." "Si ça arrive, on travaillera pour", confirme Alquier. Ce qui plaîrait forcément à l’un de ses plus fidèles supporters et lui rappelle déjà quelques bons souvenirs. "Là-bas, quand je jouais en élite 1, on allait jusqu’en quarts ou demi-finales... et j’avais trouvé un club familial. En plus, mes beaux-parents étaient à dix kilomètres, donc c’était un bon compromis", sourit Jérôme Bisson. Puis il lui vient une anecdote : "Pour me faire signer, le club m’avait proposé un poste à la mairie pour travailler aux espaces verts. Sauf qu’il n’y avait pas de place... Du coup, j’ai fini au Leclerc. (rires)"

Mais l’artisan, 47 ans aujourd’hui, a aussi quelques regrets au moment de jeter un œil dans le rétroviseur. "J’ai été international cadets, juniors et A, quand je jouais à Carpentras, mais je n’ai que deux ou trois sélections avec les seniors. J’ai toujours été remplaçant parce que je suis arrivé dans le groupe à 17 ans. à mon poste (pilier), je n’avais aucune chance de déloger les anciens..." Au final, c’est tout de même la fierté d’avoir représenté son pays avec l’équipe de rugby à XIII, le sport familial, qui prime. "Dans mon village de Sainte-Livrade-sur-Lot, mon docteur, Thierry Hermerel, était aussi celui du XV de France. à chaque consultation, il me disait de passer à son rugby, mais je n’ai jamais voulu franchir le cap, confie Jérôme Bisson. Parce que je viens d’une famille de treizistes : mon beau-frère en a fait, mon frère a entraîné..." Et son fils compte faire au moins aussi bien que lui.

 

Nicolas Alquier : "Je lui demande souvent son avis"

"Ce sont des gens passionnés, que ce soit lui ou sa femme. C’est très important de garder contact avec des gens comme ça. C’est toujours un plaisir de le voir, lui et les autres anciens. Je lui demande souvent son avis sur le club et je vois qu’on la même vision de ce sport." Au moment de parler de Jérôme Bisson, Nicolas Alquier, le président de Villefranche XIII, est dithyrambique.

Mais il regrette que celui qui achète ses fruits et légumes à son entreprise, Aveyron Primeur, n’ait pas pu rester davantage à Villefranche : "Jérôme était venu trois ans pour aider le club, mais malheureusement, il avait dû partir pour des raisons professionnelles."

Alexis Bargallo
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