Hypertension artérielle : les médecins généralistes en première ligne

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    Hypertension artérielle : les médecins généralistes en première ligne
Publié le , mis à jour

Automesure de la tension, conseils sur l’hygiène de vie… les médecins généralistes jouent un rôle clé dans le diagnostic et le suivi de l’hypertension artérielle. Le point sur la prise en charge de cette pathologie chronique.

L’hypertension artérielle (HTA) est principalement diagnostiquée et prise en charge par les médecins généralistes. Mais comment ces derniers établissent-ils précisément le suivi de leurs patients ?

Pour le savoir, les auteurs du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire* ont envoyé des questionnaires à 1 300 médecins généralistes. Parmi les 753 réponses reçues, « 83% des MG se sont déclarés fortement impliqués dans la prévention de l’HTA ».

Dans le détail, en cas de une mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) ». Les médecins les plus assidus sur l’AMT et la MAPA sont installés en Bretagne et en Normandie. Les recours sont moindres en Ile-de-France.

Côté prévention et hygiène de vie, chez les profils à risque, les patients ne souffrant pas encore d’une HTA donc, seuls 39% des médecins veillent à l’équilibre nutritionnel, 45% considèrent la surcharge pondérale comme un facteur à part entière du suivi, et 48% concernant la sédentarité.

Mais chez les patients diagnostiqués, « 96% des médecins proposaient une modification des habitudes de vie en première intention lors de la prise en charge des patients hypertendus ». Soient la diminution de la consommation de sel, la pratique régulière d’une activité physique adaptée et la perte de poids. Parmi ces médecins, « 52% associent ces conseils à un traitement médicamenteux ».

Des freins à l’observance et à la prévention

Selon les médecins généralistes, l’obstacle à la prise en charge se situe notamment du côté des patients. Ainsi, « 93% des médecins ont rapporté que leurs patients émettaient des réserves face à la prescription de traitements antihypertenseurs ». La compréhension de la maladie et son acceptation limitent en conséquence l’observance thérapeutique. Autre frein à la prévention, selon une majorité de médecins généralistes, les consultations sont trop courtes pour aller au bout des explications. Ou laisser un délai suffisant pour que le patient puisse poser ses questions.

En chiffre

L’HTA constitue le premier facteur de risque d’accident vasculaire cérébral. Elle est à ce jour considérée comme la maladie chronique la plus fréquente à l’échelle mondiale. Chaque année, les complications liées à cette pathologie entraînent 9,4 millions de décès.

Chaque année en France, en moyenne, un médecin généraliste prend en charge 15 à 20 nouveaux patients diagnostiqués pour une HTA.

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