Rugby : cette fois, Lévézou Ségala Aveyron voit la Fédérale 3

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  • Les Ségalis étaient dimanche dans l’incapacité de se sortir de l’étau gaillacois. Un douzième revers cette saison qui sonne le glas de leur maintien.    
    Les Ségalis étaient dimanche dans l’incapacité de se sortir de l’étau gaillacois. Un douzième revers cette saison qui sonne le glas de leur maintien.     Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Si mathématiquement la descente n’est pas actée, on voit mal comment les Ségalis pourraient s’en sortir après un énième revers (23-8) essuyé dimanche 1er mars chez eux.

Même si les Ségalis ont essayé de faire feu de tout bois, ils n’ont jamais été réellement en mesure de faire plier les Gaillacois hier après-midi à Cassagnes dans un match pourtant capital pour leur survie en Fédérale 2. « Les carottes sont cuites » dira ainsi l’entraîneur Richard Pioch, résumant la situation de son équipe qui venait de s’incliner pour la douzième fois de la saison et voyait s’envoler ses dernières chances de maintien sportif ; même si mathématiquement rien n’est fait. Il est clair que cette douzième défaite ouvre en grand les portes de la Fédérale 2 au LSA XV.
D’entrée de jeu, les Aveyronnais, avec l’appui du vent, tentaient de prendre le jeu à leur compte mais s’épuisaient à remonter des ballons à la main face à une équipe de Gaillac solidement installée en défense. Ce sont les Tarnais qui ouvraient la marque sur une
pénalité de leur ouvreur Girou, auteur d’un 100 % hier : trois pénalités et deux transformations. Miquel recollait bien au score sur un tir au but mais le LSA XV avait tendance à confondre vitesse et précipitation et manquait de réalisme dans la finition. C’est Gaillac qui inscrivait le premier essai de la partie sur une action bien construite et imparable qui atterrissait entre les poteaux. Si les Aveyronnais avaient pour eux la vaillance, les Tarnais avaient l’organisation et la rigueur tant offensives que défensives. Plus rien n’était marqué jusqu’à la pause.

La vaillance ne suffit pas, des blessés en pagaille

Une fois les citrons avalés, Gaillac profitait du vent et via de longs coups de pied renvoyait sans cesse LSA dans ses 22, l’obligeant ainsi à s’épuiser à remonter les ballons et à s’écraser contre la défense. Un bel essai en coin de l’ailier Jarrau rentré quelques minutes auparavant permettait aux Cassagno-Réquistanais de revenir à moins d’un essai transformé. Il n’en fallait pas plus pour que Gaillac passe la surmultipliée et inscrive 10 points en moins de 10 minutes.
La messe était dite. Si on ne peut pas reprocher un manque de vaillance aux Aveyronnais, force est de reconnaître qu’ils ont manqué de lucidité. Si la saison n’est pas encore finie, elle risque de paraître longue à des joueurs qui sont sur le pré tous les dimanches car avec neuf titulaires potentiels à l’infirmerie, il est difficile de faire tourner le groupe et de le faire souffler.

Ils ont dit

Richard Pioch, entraîneur de LSA. Ça fait ch.. de le dire mais les carottes sont cuites. On est tombé sur une belle équipe de Gaillac et il n’y a pas photo. On n’a rien à reprocher aux garçons, ils ont fait la saison qu’ils devaient faire, ils étaient investis à 100 % ; mais la vaillance ne suffit pas. Aujourd’hui c’était le match de la dernière chance, on le perd.... voilà.

Jérôme Arru, entraîneur de Gaillac. Très satisfait du résultat dans ces conditions-là, car on est tombé sur une équipe de Lévézou valeureuse qui jouait sa survie et difficile à manœuvrer.
 

Serge Carrière
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