Les réseaux sociaux au cœur de la campagne

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  • S’informer et réagir, une mécanique de campagne facilitée par les réseaux sociaux.
    S’informer et réagir, une mécanique de campagne facilitée par les réseaux sociaux. J.A.T. / J.A.T.
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Le meilleur côtoie parfois le pire dans la relation entre les candidats et les citoyens. Les municipales ne font pas exception dans cette société dominée par le dialogue numérique.

Peut-on concevoir aujourd’hui de s’adresser au plus grand nombre sans adopter la communication numérique ? D’autant que les réseaux sociaux ne sauraient faire écran à la démocratie, participative s’entend. Twitter, Instagram et, plus communément en Aveyron, Facebook s’imposent donc comme des outils de campagne, de plus en plus incontournables, pour les candidats aux municipales.

Créer du lien

Mais l’exercice n’est pourtant pas sans risque. Avec leur cortège de commentaires parfois "postés" par des anonymes étanches aux plus élémentaires valeurs humaines, les réseaux sont aussi des déversoirs de menaces, d’invectives, de mauvaise foi, de ragots, de fausses informations. Le résultat peut s’avérer contre-productif pour un candidat, surtout s’il venait à répondre aux attaques sur le même ton… Car les écrits restent.

Mais tout n’est pas noir dans l’usage des réseaux sociaux. Créer du lien étant le premier ferment d’une campagne électorale, la communication numérique peut s’avérer précieuse.

Habitué à manier ces réseaux sociaux, Patrice Panis, maire de Lédergues et candidat à sa réélection a créé une page Facebook au nom de sa liste "L’avenir s’écrit Lédergues". Précisons aussi que son challenger à cette élection, Christophe Hérail, en a fait de même avec sa liste "Un nouvel horizon pour Lédergues".

"Les réseaux sociaux sont très importants dans une campagne, confirme Patrice Panis. Ils facilitent le contact, permettent aux gens d’envoyer leurs remarques et suggestions et nous permettent de tenir informé le plus grand nombre sur nos propositions. D’ailleurs, les gens qui nous suivent sur les réseaux, réagissent surtout pour nous encourager et apporter quelques suggestions".

Privilégier le terrain

Le candidat tient toutefois à tempérer les enthousiasmes : "Le réseau social ne saurait remplacer la campagne de terrain, pour rester en proximité avec toute la population. Cela aussi est important, même si le porte à porte prend du temps".

Quant aux risques de dérapages induits par des commentaires malveillants, Patrice Panis "a interdit à ses colistiers de réagir". Et d’ajouter : "D’une liste à l’autre, on ne se répond pas. C’est souhaitable car avec les réseaux sociaux, tout peut très vite dériver…"

Précaution élémentaire

Si le candidat est un maire sortant, il veillera pour sa campagne à ne pas utiliser le réseau social de sa commune, comme l’indique l’article L52-1 du code électoral.

De façon plus générale, il est fortement conseillé de créer un compte dédié à sa candidature et celle de ses colistiers. Et ne pas utiliser son compte personnel où les stigmates de la campagne resteraient indélébiles…

 

C.C.
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