36% des adolescents se disent "mal à l'aise" face à leur eczéma

  • 20% des adolescents sondés affirment avoir été stigmatisés, chahutés ou mis à l'écart à l'école (47% en cas d'eczéma sévère).
    20% des adolescents sondés affirment avoir été stigmatisés, chahutés ou mis à l'écart à l'école (47% en cas d'eczéma sévère). tirc83 / Istock.com / tirc83 / Istock.com
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(Relaxnews) - Un nouveau sondage montre que si les adolescents atteints d'eczéma souffrent physiquement et psychologiquement, les parents ne sont pas non plus épargnés. 

Environ un enfant sur dix est concerné par l'eczéma. Cette maladie de peau inflammatoire chronique disparaît au bout de quelques années, mais peut également se prolonger jusqu'à l'adolescence. 10 à 15% des cas peuvent même persister jusqu'à l'âge adulte, précise le site de l'Inserm.

L'eczéma subi à cette période charnière de l'existence qu'est l'adolescence peut avoir de sérieuses répercussions sur le bien-être émotionnel et représenter un fardeau quotidien pour les jeunes qui en souffrent, dévoile l'étude EclAdo de l'Association française de l'eczéma, première enquête à évaluer les conséquences de l'eczéma atopique chez l'adolescent et sa famille.

Le sondage révèle que 36% des adolescents interrogés déclarent avoir été "mal à l'aise", "malheureux" ou "tristes" à cause de leur eczéma au cours de la semaine précédant l'enquête. Ce mal-être émotionnel semble directement lié aux interactions avec les autres adolescents de leur âge : 20% des sondés affirment avoir été stigmatisés, chahutés ou mis à l'écart à l'école (47% en cas d'eczéma sévère). Enfin, 30% des adolescents concernés ont également déclaré un sommeil perturbé, notamment causé par des réveils nocturnes à cause des démangeaisons.

Un coût financier important pour les parents 

Les parents eux aussi vivent mal l'eczéma de leur(s) enfant(s) : 15% d'entre eux se disent préoccupés en permanence par ce problème et 7% déclarent que cela peut aller jusqu'à affecter leur concentration au travail (21% en cas d'eczéma sévère).

Un sentiment de culpabilité ressort également dans les réponses des parents : 11% reconnaissent organiser l'ensemble de la vie de famille autour de l'eczéma de leur enfant (40% des parents en cas d'eczéma sévère), y compris lorsque les autres membres de fratrie ne sont pas concernés par cette maladie dermatologique. 

Enfin, l'eczéma de l'adolescent a un impact non négligeable sur les finances de la famille : entre les consultations chez les médecins spécialisés (dermatologues, allergologues, psychologues) et les traitements ou matériel pour soigner l'eczéma qui ne sont pas toujours remboursés par la sécurité sociale (crèmes émollientes, pansements, etc), le coût annuel grimpe en moyenne à 408 euros, selon les parents sondés. Dans les cas les plus sévères, les parents ont déclaré un budget de 980 euros par an. 

Etude réalisée sur internet entre septembre et novembre 2019 auprès de 399 parents (67,42% de mères vs 32,58% de pères) ayant un adolescent (entre 12 et 17 ans) souffrant d'eczéma atopique.

Relaxnews
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