Julie Vernhes, à la tête de la Coopérative à Paris et le cœur qui bat pour l’Aveyron

  • Après avoir été salariée de La Coopérative, Julie Vernhes a pris seule, voilà quatre ans, la gérance de cet établissement, situé à deux pas du Louvre à Paris et dont son père Guy est propriétaire. Une belle histoire de famille !	Philippe Henry
    Après avoir été salariée de La Coopérative, Julie Vernhes a pris seule, voilà quatre ans, la gérance de cet établissement, situé à deux pas du Louvre à Paris et dont son père Guy est propriétaire. Une belle histoire de famille ! Philippe Henry Repro CP / / Repro CP
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Cette jeune trentenaire, née certes à la capitale mais attachée au département dont sont originaires ses parents (Baraqueville pour son père et Marcillac pour sa mère), tient ainsi les rênes d’un établissement situé à proximité du Louvre.

"Seulement du pâté !". Voilà ce que contient, venant de l’Aveyron, le réfrigérateur de Julie Vernhes. Mais, la jeune trentenaire (elle est née en 1988) n’a pas besoin de ça pour savoir d’où elle vient. Si elle a vu le jour à Paris, si son accent ne traduit aucune couleur locale, celle qui tient les rênes de La Coopérative, à proximité du Musée du Louvre à Paris (1er arrondissement) ne cache pourtant pas son amour pour le département dont sont originaires ses parents : Marcillac pour sa maman, Baraqueville pour son papa. "Plus exactement du hameau du Fieu, près de Carcenac-Peyralès", s’empresse-t-elle de préciser. Avec des grands-parents agriculteurs et comme son père est issu d’une grande famille (8 enfants), et qu’il est le seul à être monté à la capitale, ses oncles et tantes, ses cousins et cousines, sont toujours au pays. "Petite, j’y ai passé toutes mes vacances, insiste Julie Vernhes. Aujourd’hui encore, je viens tous les étés, je m’accorde quelques week-ends au vert. Récemment, j’étais chez ma marraine à Quins". Ajoutant volontiers sur le sujet : "Je suis née à Paris mais mon cœur est aveyronnais. Je suis très attachée à cette terre, c’est très important pour moi car mes racines ont puisé là leurs forces". Et continuent de la nourrir. Elle est aussi sensible aux traditions, la danse en particulier, faisant ainsi partie du groupe folklorique La bourrée de Paris.

"Voler de mes propres ailes !"

Elle est intarissable sur la question du trait d’union avec l’Aveyron : "Il fait partie de mon socle. Ce sont les liens du sang". Si elle revient moins souvent que ce qu’elle aimerait, c’est aussi que son activité professionnelle est "très présente". Après des études dans la restauration, après avoir travaillé dans l’hôtellerie de luxe, dont plusieurs années au Lutetia à Paris (cinq étoiles dans le 6e arrondissement), elle est devenue salariée de La Coopérative, restaurant situé donc près du Louvre, propriété de son père Guy depuis plus de deux décennies (sa première affaire et il possède également aujourd’hui le Sarah Bernhardt, 2 place du Chatelet à Paris, dans le 4e arrondissement). "Je me suis ainsi fait la main avant de me lancer un (double) challenge : investir mon argent et voler de mes propres ailes !", explique-t-elle. Il a ainsi pris, seule, la gérance il y a quatre ans de cette ancienne coopérative agricole du Rouergue et du Gévaudan, qui date des années 40, dont l’enseigne historique longue de 5 mètres est affichée dans le fond de la salle. La capacité de cet établissement est de 50 places à l’intérieur et autant en terrasse, avec un effectif de quatorze personnes. "J’ai une très bonne équipe, se réjouit-elle, très présente sur le terrain. C’est très important d’être bien entourée".

"J’ai toujours eu de la chance"

Julie Vernhes répète à l’envi qu’elle a toujours été "très chanceuse". Elle développe : "Ce n’est pas un cadeau mais mon père m’a fait confiance pour la gérance de ce restaurant qui bénéficie d’un bel emplacement". Tout en martelant dans la foulée : "Mais, ce n’est pas plus facile parce que je suis la fille du propriétaire. Je suis très investie, corps et âme, avec les tripes". Glissant, avec un clin d’œil : "Pour que mon père soit fier de moi ! J’ai une relation très forte avec lui". En attendant de "monter peut-être une affaire à deux" ("J’ai des projets tous les jours mais ils changent régulièrement !"), Julie Vernhes est "très heureuse" dans sa vie actuelle, une vie où elle cultive l’équilibre. Avec "une belle clientèle", des touristes bien sûr mais aussi des habitués (bureaux, habitants du quartier), à laquelle elle sert une cuisine "goûteuse et généreuse" : magret-aligot, poisson frais, pièce de bœuf, côte d’agneau. Comme à la maison !

Située au n°85 de la rue de Rivoli, dans le 1er arrondissement de Paris (ligne 1 du métro, station Louvre Rivoli), La Coopérative est ouverte sept jours sur sept, de 7 heures à 23 h 30. Réservations au 01 42 60 10 89.
Rui Dos Santos
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