Rodez : des couturières réalisent des masques de protection de fortune

  • Aude, de l’atelier « à quatre épingles » à Rodez, essaie les premiers masques confectionnés en tissu.
    Aude, de l’atelier « à quatre épingles » à Rodez, essaie les premiers masques confectionnés en tissu. Repro CPA / Repro CPA
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Une armée de couturières de la région ruthénoise s’est mobilisée pour répondre à la pénurie de masques de protection.

L’appel à l’aide des personnels soignant ne disposant pas de masque de protection a été entendu par nombre de couturières dans la région ruthénoise. Ainsi, qu’elles soient de simple passionnées du fil ou des professionnelles aguerries, nombre d’entre elles confectionnent depuis plusieurs heures des masques en tissus à destination notamment des soignants et aidants en maison de retraite, de santé et même pour des salariés de laboratoires médicaux.
« Je sais qu’à Ceignac, ils ont réussi à en avoir 200, racontait mardi après-midi Marie-Julie Layrolle, couturière à “à quatre épingles à Rodez”. Nous, on leur en a fait 70. Mais on en a aussi réalisé pour Lxbio après avoir vu passer leur demande sur les réseaux sociaux. »
Un système D en attendant d’être doté qui pose question, à tout le moins. « Il vaut mieux ça que rien, se désole une infirmière de l’établissement de Ceignac dont « des conjointes et des mamans du personnel ont aussi beaucoup travaillé à réaliser ces masques ».
« Moi, je suis à Rignac. Ma collègue est à Saint-Juliette, on travaille de chez nous, témoigne encore Marie-Julie Layrolle. Je sais aussi que la couturière de La Primaube fait de même. » Ce ne sont vraisemblablement pas les seules et des bénévoles proposeraient aussi leur services un peu partout, comme Géraldine à Balsac. « J’ai commencé pour des proches qui en avaient vraiment besoin, en trouvant le premier patron sur les réseaux sociaux, décrit-elle. Et là, je vais essayer de poursuivre pour les proposer aux soignants. »

« On prend des vieux draps en coton et on les double »

« On prend des vieux draps en coton et on les double. Comme cela, à l’intérieur, ils peuvent mettre des champs opératoires qu’ils découpent et changent toutes les trois heures, détaille Marie-Julie Layrolle. Ils font aussi bouillir les masques. » Toujours selon elle, une professionnelle pourrait confectionner « à peu près 40 masques par jour ». Une dotation de fortune mais tellement importante en attendant de pouvoir disposer de matériel davantage réglementaire. Malheureusement, c’est aussi ça la guerre contre le Covid-19.

Centre Presse Aveyron
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