Sur le marché à Rodez : « En étant ici, on joue un peu à se faire peur »

  • Scène de vie sur le marché de Rodez, place du Bourg, mercredi matin.
    Scène de vie sur le marché de Rodez, place du Bourg, mercredi matin. Repro CPA / PH.H. / Repro CPA
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Le marché bihebdomadaire de la place du Bourg vivait, dans la matinée du mercredi 18 mars, ses dernières heures. La municipalité a pris la décision de le fermer jusqu’à nouvel ordre. Les commerçants, entre volonté de maintenir leur activité et crainte pour leur santé, restaient très partagés sur cette mesure.

Une poignée de clients passe devant les étals, certains s’attardent un peu plus. Mais, dans la matinée de ce mercredi 18 mars, sur le marché de la place du Bourg de Rodez, pas grand monde ne s’attardait pour discuter, par petits groupes, comme on peut le voir d’habitude.
La plupart des Ruthénois s’en sont tenus à l’essentiel : remplir leur cabas de produits alimentaires. « Certains sont partagés entre la peur de ne plus trouver de nourriture en supermarché et la crainte d’entrer en contact avec des personnes malades. Ce n’est pas facile… », glissait un commerçant de la place du Bourg.

Depuis hier après-midi, la municipalité, après avoir pris avis auprès des autorités médicales lors d’une réunion de la cellule de crise, a décidé de la fermeture du marché.

Pour certains, cette décision aurait dû être prise beaucoup plus tôt : « C’est incompréhensible, incohérent et dangereux. C’est irresponsable alors que l’on nous demande un maximum de confinement. »
Pourtant, la plupart des personnes croisées hier matin semblaient satisfaites de la tenue du marché. « Ça nous permet de compléter notre frigo sans faire trop de kilomètres. Et puis, au supermarché on risque tout autant d’être contaminés », confie une passante.
Les forces de l’ordre étaient également bien présentes pour veiller au respect des consignes sanitaires. Brassard estampillé « police » sur le bras, un officier vérifie auprès des passants s’ils disposent bien de leur attestation de déplacement dérogatoire. « Les gens jouent plutôt le jeu, explique-t-il. Mais ils ne savent pas vraiment quel en est le but. Il ne s’agit pas de la remplir pour pouvoir aller se balader. »

« Nécessaire d’y être »

Les plus perplexes face à cette situation sont sans doute les commerçants. Partagés entre la nécessité de travailler et le désir de protéger leur santé… Alors, la majorité s’était muni de gants et de masques. Évitant autant que possible le contact, même indirect, avec le client.
« On joue un peu à se faire peur en étant ici, souffle ce maraîcher. Mais, malheureusement, c’est nécessaire d’y être. Nous avons de la marchandise à écouler. Mais difficile de vendre en cette période. Alors, nous allons devoir forcément toucher à nos économies. Mais cela ne pourra se faire indéfiniment. »
« Et puis, pourquoi laisse-t-on ouverts les supermarchés et fermer des marchés comme le nôtre, se lamente un autre commerçant. C’est difficilement compréhensible, ça manque parfois de logique. » Tous sont donc suspendus aux annonces prochainement du Gouvernement et à une éventuelle prolongation des mesures de confinement.

Philippe Henry
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