Magistrats et avocats en première ligne pour assurer leurs missions

  • Les avocats aveyronnais sont toujours présents lors des audiences.
    Les avocats aveyronnais sont toujours présents lors des audiences. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Malgré les mesures de confinements, le travail des magistrats se poursuit quotidiennement. Celui des avocats également qui assurent la défense de leurs clients dans des conditions par toujours simples.

Rencontrées sur les marches du palais de justice – l’accès à la salle d’audience est désormais interdit au public comme aux journalistes – trois avocates prennent une pause entre deux audiences. Hier après-midi, au tribunal correctionnel de Rodez, deux dossiers étaient jugés. Ceux considérés comme non urgents sont renvoyés.

Les mesures de confinement concernent aussi et surtout l’univers de la justice qui voit passer dans les murs plusieurs centaines de personnes par jour habituellement. Mais ces instructions doivent se conjuguer à un plan de continuité des activités primordiales. Ainsi plusieurs affaires continuent d’être traités : péril imminent pour les mineurs, ordonnances de protection de conjoints, audiences de comparutions immédiates, défèrement devant le juge d’instruction, contentieux de la liberté tels que l’hospitalisation sans consentement ou la situation des étrangers en rétention administrative, etc.

De leur côté, les avocats continuent également à assister aux audiences. "Nous réfléchissons à mettre en place une assistance par téléphone pour les gardes à vue par exemple pour éviter les promiscuités des salles prévues à cet effet, explique la bâtonnière, Laure Brunel. Mais pour le moment, nous assistons toujours aux audiences."

La décision de fermer les cabinets d’avocats a été prise dans la semaine. "Il y a tout de même un suivi des dossiers au sein de nos cabinets, poursuit Laure Brunel. Nous ne sommes pas aussi exposés que les personnes qui travaillent dans des supermarchés par exemple, mais tout de même il y a certains risques."

"C’est une situation très particulière à laquelle chacun doit s’adapter, confie Me Cédric Galandrin qui plaidait hier. Les prévenus, incarcérés à Rodez et Albi, étaient interrogés par visio. On se faisait passer le micro de main en main, en prenant soin de le nettoyer."

Dans ce dossier de trafic de stupéfiants, l’un des prévenus a écopé de 18 mois de prison ferme. Le client de Me Galandrin est reparti libre. "Mais il vit au Maroc, comment va-t-il rejoindre sa famille vu que les frontières sont aujourd’hui fermées ?", glisse l’avocat. Cette situation exceptionnelle et inédite oblige chacun à s’adapter.

Philippe Henry
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