Le retour en France mouvementé de Julie et de ses amies

  • Mélanie, Anaëlle, Prencia et Julie l'Aveyronnaise.
    Mélanie, Anaëlle, Prencia et Julie l'Aveyronnaise. Reproduction Centre Presse / / Reproduction Centre Presse
  • Les quatre copines dans la ville colombienne de Medellín.
    Les quatre copines dans la ville colombienne de Medellín. Reproduction Centre Presse / / Reproduction Centre Presse
  • L’attente angoissante et interminable dans le hallbondé de l’aéroport de Santiago, au Chili.
    L’attente angoissante et interminable dans le hallbondé de l’aéroport de Santiago, au Chili. Reproduction Centre Presse / / Reproduction Centre Presse
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Six mois au paradis. Soixante-douze heures en "enfer". Voilà ce qu'ont vécu l’Aveyronnaise Julie et ses amies Prencia, Mélanie et Anaëlle. Après avoir traversé l’Amérique centrale et du sud, les quatre camarades de promo souhaitaient regagner la France mi-mars. Mais c’était sans compter sur l’épidémie de coronavirus.

Leur Master LEA management interculturel, obtenu à la fac de Limoges, et quelques économies en poche, Julie - originaire de Rodez -, Prencia, Anaëlle et Mélanie, 25 ans chacune, décident de partir à l’aventure en Amérique latine. Le Costa Rica, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et enfin le Chili, le plus souvent en bus avec logement en auberges de jeunesse. De belles rencontres et des souvenirs plein les yeux. Comme ce vol en parapente dans le ciel du "2e plus grand canyon du monde" en Colombie ou cette folle glissade le long d’une tyrolienne d’1,8 km au-dessus de la jungle costaricaine. Le désert de sel bolivien, la Patagonie entre Argentine et Chili… Six mois de découvertes, une expérience unique et inoubliable pour ces quatre "back packers" françaises.

Vols annulés en cascade

Mais tous les rêves ont une fin et l’heure du retour au pays a sonné.

"En janvier, on a décidé d’acheter nos billets, se souvient Julie Perdrieux. On avait trouvé des billets Santiago - Sao Paulo - Paris à 350 €."

Départ prévu le 17 mars à 17 heures, depuis le Chili. La veille, lundi 16 mars, 22 h 30, alors que le Président Macron vient d’annoncer le confinement dès le lendemain mardi sur l’ensemble du territoire français pour cause d’épidémie de coronavirus, "on reçoit un mail de la compagnie sud-américaine LATAM Airlines qui nous annoncent que notre vol Sao Paulo - Paris est annulé. On panique un peu ! D’autant que le Chili a décidé de fermer ses frontières à cause du coronavirus pour 45 jours dès le mercredi 18 mars !", raconte Julie. Les réseaux sociaux des Français en Amérique latine s’affolent aussi. Appel d’urgence à l’ambassade de France à Santiago qui conseille aux quatre copines de se rapprocher d’Air France (!).

Le mardi 17 au matin, direction l’aéroport Arturo Merino Benitez de Santiago en quête d’informations rassurantes… Le hall est bondé de gens inquiets. Du stress, des pleurs… Des étrangers bloqués, loin de chez eux et dont les vols ont été annulés. Et deux heures et demie d’attente au guichet de la LATAM ! Enfin, "on nous explique qu’on pourra prendre l’avion de 17 heures pour Sao Paulo et qu’il y a un vol retour vers… Madrid le lendemain à 23 heures", explique la jeune Ruthénoise. "Mais assurez-vous toutes les heures que ce vol est bien maintenu", insiste l’employée au guichet. Toujours l’attente, l’angoisse.

Aéroport totalement désert

Finalement, les quatre camarades rejoignent Sao Paulo et embarquent depuis le Brésil, le jeudi 19 mars, à 00 h 15, direction la capitale espagnole. "On a atterri à 15 heures à Madrid dans un aéroport complètement vide !, souligne Julie. Avant de repartir vers Paris à 18 heures." Vers 20 heures, arrivée à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Là, "aucun contrôle, pas de quarantaine ", s’étonne la jeune Aveyronnaise, accueillie à son retour par sa mère Magali et sa sœur Adèle. Le trio rejoindra Rodez peu après 3 heures du matin, le 21 mars, au terme de 72 heures d’angoisse.

Aujourd’hui, Julie dit vouloir trouver rapidement un job à Rodez avant de chercher à travailler, dès la rentrée, dans le secteur interculturel, l’événementiel, en France ou à l’étranger. Mais l’épidémie de coronavirus, confinement oblige, va contraindre la jeune Ruthénoise à se poser, elle qui a la bougeotte.

Et quelque chose me dit que sa mère Magali se réjouit de passer du temps avec sa fille aînée.

Emmanuel Pons
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