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Une famille aveyronnaise stoppée dans un champ en Bulgarie

  • La famille est confinée en pleine nature.
    La famille est confinée en pleine nature. Reproduction Centre Presse / Reproduction Centre Presse / Reproduction Centre Presse
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La police bulgare a demandé à cette famille ruthénoise de ne plus quitter le champ où elle a stationné son camion. Pour quatorze jours au moins.

Une famille aveyronnaise est à l’arrêt en Bulgarie. Séverine, Benjamin, leurs deux enfants et le chien qu’ils ont adopté en Albanie sont en effet en "quatorzaine" à Sopot. Un site idéal pour le parapente, le mountain bike et autre sport nature. Leur camion aménagé est stationné dans un champ, au pied d’une montagne. Et la police bulgare leur a signifié l’interdiction d’en sortir. "Bon, on n’est pas si mal, sourit Séverine. On aurait pu être à l’arrêt sur un parking au milieu d’une ville. Là, on est en pleine nature, ça ne va pas si mal ".

Cette mesure de confinement est arrivée très vite. " Cela faisait trois jours que l’on était en Bulgarie. Avec l’envie de s’y poser un peu. Avec des " voisins ", un Anglais et une Bulgare nous sommes allés faire une belle rando vers des cascades. À notre retour, nous nous demandions ce que nous allions faire quand la police est arrivée pour un contrôle sanitaire et nous a signifié l’obligation de ne plus bouger ", explique Séverine.

L’ambassade a été alertée de la situation, sans que pour autant cela n’évolue. "Ce qui est étonnant, c’est qu’ils ne savent pas trop pourquoi ils nous mettent à l’arrêt… " Mais c’est toutefois sereinement que l’agent de développement touristique de la communauté de communes Comtal Lot Truyère appréhende la situation. "On est dehors, on se retrouve au coin du feu le soir. On respecte les mesures barrière, on fait attention. Le maire est venu nous amener à manger, ce qui nous a valu à lui et à nous un petit article dans le journal ", sourit-elle. De quoi peut-être rassurer les habitants.

Car les Bulgares observent la famille aveyronnaise de façon un peu étrange. " On se sent un peu pestiférés", glisse-t-elle. Ce qu’il se passe en France n’est ne semble-t-il pas de nature à rassurer les autochtones. "Heureusement que nous avons avec nous l’amie bulgare qui permet de faciliter beaucoup d’échanges ".

Reste que cette famille, partie en octobre, ne sait pas aujourd’hui quelle tournure prendra son périple européen. "La reprise du travail est prévue pour le mois de septembre. Alors et on s’adaptera". En attendant, c’est autour du camion réaménagé par Benjamin lui-même que toute la petite famille passe son temps. Prends des nouvelles du "pays" notamment de Florentin-la-Capelle d’où est originaire Benjamin. Et fait plus ample connaissance que prévu avec la Bulgarie.

JDM
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