Nutrition

Les recommandations nutritionnelles françaises ont un impact bénéfique sur l'environnement

  • Les résultats montrent que chez les personnes qui ont suivi ces recommandations, l'impact global de l'alimentation sur l'environnement a été réduit de 50% depuis 2017, contre 25% en 2001.
    Les résultats montrent que chez les personnes qui ont suivi ces recommandations, l'impact global de l'alimentation sur l'environnement a été réduit de 50% depuis 2017, contre 25% en 2001. gilaxia / Istock.com / gilaxia / Istock.com
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(Relaxnews) - Une vaste recherche française confirme les conséquences positives des recommandations nutritionnelles, non seulement sur la santé des gens qui les suivent, mais également sur le réchauffement climatique. 

Depuis 2001, la France élabore des recommandations nutritionnelles via le Programme national nutrition santé (PNNS), visant à améliorer la santé de la population. En 2017, les nouvelles recommandations publiées par l'agence Santé Publique France ont inclus pour la première fois la préservation de l'environnement.

Des conseils impliquant notamment de réduire sa consommation de viande et de produits sucrés, de limiter l'alcool, d'augmenter sa consommation d'aliments d'origine végétale (fruits et légumes, légumineuses, produits céréaliers complets), ainsi que de favoriser les aliments issus de l'agriculture biologique.

Trois ans plus tard, une équipe de chercheurs de l'Inserm, de l'institut national de la recherche agronomique, de l'Université Sorbonne Paris Nord et de l'entreprise Solagro ont mené une enquête afin de déterminer dans quelle mesure ces préconisations permettent de protéger l'environnement ainsi que la santé des gens. 

"Au-delà des conséquences pour la santé, les systèmes alimentaires actuels sont responsables de près d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) et contribuent de façon importante à la pollution de l'eau et des sols et à la perte de biodiversité", rappellent les auteurs de l'étude dans un communiqué

L'impact global de l'alimentation réduit de 50% après 2017

Parue dans Nature Substainability, cette recherche a porté sur l'analyse de plus de 28.300 participants à l'étude de cohorte NutriNet-Santé lancée en mai 2009 par la ministre de la santé de l'époque Roselyne Bachelot. Les groupes d'individus ont été divisés entre ceux qui suivaient correctement les recommandations et ceux qui ne les suivaient pas ou peu. Un comparatif entre les recommandations de 2001 et celles de 2017 a également été effectué.

L'objectif de ces comparaisons était d'évaluer l'impact sanitaire et environnemental chez les personnes qui ont respecté ces recommandations. Les scientifiques se sont basés sur plusieurs critères : nutritionnels (nombre de calories, type d'aliments consommés), écologiques (émission de gaz à effet de serre, ressources utilisées, occupation des sols...), économiques (coût de l'alimentation) et toxicologiques (exposition aux résidus de pesticides). 

Les résultats montrent que chez les personnes qui ont suivi ces recommandations, l'impact global de l'alimentation sur l'environnement a été réduit de 50% depuis 2017, contre 25% en 2001. Et même si ces changements de consommation entraînent une hausse d'un peu moins d'un euro par jour et par personne, les effets sur la santé s'avèrent importants, puisque le bon suivi des recommandations de 2017 aurait permis de prévenir 35.000 morts prématurées (principalement liées à des maladies cardiovasculaires). Ce qui correspond à 10% de plus que les effets liés au suivi des recommandations de 2001.

"En termes de santé publique et dans le contexte du changement climatique, ces résultats confirment le co-bénéfice des recommandations nutritionnelles pour la promotion de la santé individuelle et la préservation de l'environnement. Si elles sont adoptées par une large partie de la population, les recommandations nutritionnelles de 2017 pourraient contribuer à la prévention de maladies chroniques comme le diabète, l'obésité, les maladies cardio-vasculaires et certains cancers tout en réduisant les impacts environnementaux liés à l'alimentation", concluent les chercheurs à l'origine de la publication. 

Relaxnews
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