Alimentation : en Aveyron, les paniers se garnissent pour la vente directe

  • Directement du producteur au consommateur, une solution à ne pas négliger en ces temps de confinement.
    Directement du producteur au consommateur, une solution à ne pas négliger en ces temps de confinement. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
  • Directement du producteur au consommateur, une solution à ne pas négliger en ces temps de confinement.
    Directement du producteur au consommateur, une solution à ne pas négliger en ces temps de confinement. Jean-Louis Bories / Reproduction Centre Presse / Jean-Louis Bories
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Le salut existe hors les supermarchés pour les consommateurs qui veulent des produits frais et locaux et pour les producteurs qui veulent des débouchés depuis l’arrêt des marchés. Des solutions ont fait leur preuve, d’autres sont en cours d’élaboration.

Quand la majorité des marchés hebdomadaires de produits frais sont sacrifiés sur l’autel du confinement (il n’en reste que sept dans l’Aveyron, autorisés par la préfecture à ce jour), il faut réinventer cette vie de proximité qui relie en direct producteur et consommateur.

Le temps de la réorganisation a été court, chacun aujourd’hui fourbit ses armes pour retrouver des repères.

Si les consommateurs peuvent toujours s’appuyer sur les grandes et moyennes surfaces pour remplir leurs frigos, les producteurs quant à eux ont du mal à les vider : l’absence des marchés les oblige à trouver des débouchés pour écouler légumes et œufs frais, volailles, fromages, charcuteries…

Quand la réglementation bride la solidarité

Un peu partout en Aveyron, la solidarité s’est organisée cette semaine. Un magasin disposant d’un parking peut accueillir un petit producteur ne serait-ce qu’un jour par semaine. Ce fut le cas à Laissac avec un charcutier d’ordinaire présent sur le marché du mardi qui a trouvé asile, ce jour-là devant la quincaillerie du village.

Mais les usages en vigueur en cette période sont cruels : les gendarmes ont mis un terme à cette initiative. Ils ne font que faire respecter la réglementation en vigueur, qui évolue de jour en jour…

Il ne resterait donc que la vente directe au domicile même des producteurs. Les sites internet recensent ceux qui, bien avant la crise, ont développé cette carte (acheteralasource.com par exemple, ou mon-producteur.com, des sites d'ailleurs souvent saturés à l'heure actuelle). D’autres ont été contraints de rejoindre le mouvement, par la force des choses et s’appuient sur les réseaux sociaux pour se faire connaître.

D’autres encore, non sédentaires, animateurs des marchés, proposent de livrer désormais à domicile.

Comme le font déjà depuis longtemps les Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui marient (sous contrat) un groupe de consommateurs et de paysans autour d’une commande hebdomadaire de produits de saison, cultivés dans un rayon restreint autour du lieu de consommation.

La FDSEA et la chambre passent à l’action

Les cagettes circulent, on se passe les bonnes adresses. Mais si l’imagination est plus que jamais au pouvoir, mieux vaut encore structurer l’accès aux circuits courts pour l’inscrire dans la durée quand on n’est pas déjà organisé.

La FDSEA et la chambre d’agriculture de l’Aveyron réfléchissent ainsi "à la mise en place d’une plateforme internet pour voir comment on peut accompagner les producteurs et imaginer la mise en œuvre de livraisons à domicile ou dans des centres de dépôt", avance Laurent Saint-Affre, président de la FDSEA.

Autre piste d’ores et déjà explorée : "Une grande surface de la région ruthénoise veut s’ouvrir à la vente pour des producteurs locaux. Elle a même demandé des contacts en ce sens à la préfecture. On a donc pris le pari de la mettre en relation avec des producteurs locaux, fruits et légumes notamment. Si ça marche, on prendra contact avec les autres grandes et moyennes surfaces", assure Laurent Saint-Affre qui reconnaît que les circuits courts souffrent plus que tous les autres domaines de l’agriculture aveyronnaise. "Les marchés traditionnels sont désormais soumis à une demande des maires et une validation de la préfecture : la chambre d’agriculture s’est donc proposé de donner un coup de main à l’organisation de ces marchés pour que la réglementation soit assurée. Et si cela se passe bien, on pourrait dès lors pouvoir justifier la demande de réouverture d’autres marchés dans le département. On garde espoir".

Christophe Cathala
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