Coronavirus : originaires de Bezonnes, Laura, Timon, Marc (Paris et Bruxelles) ont "quand même hésité à rentrer… "

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  • Timon et sa compagne à l'Oustal de Paris.
    Timon et sa compagne à l'Oustal de Paris. Reproduction Centre Presse / Reproduction Centre Presse
  • Laura à sa fenêtre « sud » également à Paris (19e arrondissement)
    Laura à sa fenêtre « sud » également à Paris (19e arrondissement) Reproduction Centre Presse / Reproduction Centre Presse
  • Marc (en rouge) en mode confinement à Bruxelles en Belgique.
    Marc (en rouge) en mode confinement à Bruxelles en Belgique. Reproduction Centre Presse / Reproduction Centre Presse
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Les trois ont fait le choix de rester dans la capitale française, pour deux d’entre eux, ou belge, pour le troisième, au détriment de la maison familiale de Bezonnes, au cœur du causse. Avec raisons. Témoignages.

Laura, Timon et Marc pourraient être aujourd’hui dans leur maison familiale de Bezonnes. Et profiter d’un confinement plus aéré qu’au milieu des immeubles où ils résident. Mais ils ont choisi de rester dans leur lieu de résidence professionnelle. Le 19e arrondissement de Paris pour Laura, le 12e arrondissement de la capitale (L’Oustal en l’occurrence) pour Timon, Bruxelles pour Marc. "On s’est quand même posé la question. Ce fut un dilemme", confesse Laura. Les trois membres de la fratrie ont beaucoup échangé avant de prendre leur décision. Et ce, dans la panique ambiante, avec cette sorte d’exode des capitales qui envahissait les médias. "On s’interrogeait avant même que le gouvernement ne fasse le choix du confinement qui paraissait alors inévitable", explique Timon. Laura enchaîne : "La solution que j’avais trouvée, c’était un train pour Bordeaux, un autre pour Toulouse, direction Rodez. Mais entassés comme jamais, augmentant donc la probabilité d’attraper le virus, alors que le but est de ne pas le propager, il y avait quelque chose d’incohérent". "On était à deux doigts de revenir en Aveyron. C’était trop risqué ", lance Timon. Puis, la santé de leur père a fait pencher définitivement la balance : "Il sortait d’une pneumonie sévère. Il est encore fatigué… Il n’était pas question pour nous de prendre le risque de le contaminer". C’est ainsi que tous trois ont pris la décision de rester confinés dans leur appartement. Marc, en école d’architecture à Bruxelles, est dans une grande colocation. Laura vit dans un petit appartement bien éclairé du 19e arrondissement. Timon, avec son amie, occupe un des appartements de L’Oustal, la "Maison des Aveyronnais", dans le quartier de Bercy.

"L’Oustal, une coloc géante ! "

"À Bruxelles, Marc arrive à s’occuper. Dans leur coloc, ils ont une personne qui travaille à l’hôpital et se fait dépister tous les jours" raconte Timon. Quant à lui, il est donc dans un quartier parisien habituellement calme (beaucoup de bureaux) et qui l’est un peu plus encore en ces temps de confinement ! "Ici, dans le coin, les gens sont plutôt respectueux des consignes. Après, il y a une ambiance étrange. Je suis allé faire les courses. C’était entre 13 heures et 14 heures, et il y avait beaucoup de rayons vides", glisse-t-il en observant, depuis son balcon quelques personnes prenant l’air. Même sentiment chez Laura. Qui s’est toutefois fait une petite frayeur dans ce Paris déserté. "Je suis allée faire un petit footing en fin de journée vers le canal de l’Ourq. Il n’y avait absolument personne, si ce n’est des gens errants sous l’emprise du crack… C’était étrange. J’avoue que j’ai eu un peu peur. Je n’irai plus dans ce coin tant qu’il n’y aura pas de nouveau des gens dehors !"

Pour l’heure, Laura et Marc ne voient pas le temps passer. Tous deux travaillent dans le numérique et le télétravail se prête plutôt bien à leur activité professionnelle. "Puis, ma colocataire étant partie, je dispose d’un appartement suffisamment grand pour moi et qui plus est lumineux pour m’y sentir bien", explique Laura.

De son côté, Timon, avec sa copine, ne cache pas que la tentation est également grande de voir les voisins, ou plutôt les copains de L’Oustal. D’autant que l’immeuble est loin d’avoir été déserté. Nombre d’Aveyronnais ont également fait le choix de ne pas "rentrer au pays" !

"On communique pas mal entre nous, via les réseaux sociaux. Et il arrive que l’on ait envie de se voir, évidemment… On est un peu comme dans une coloc géante ! ", s’amuse Timon. Certes, l’air de la campagne et les étendues verdoyantes du Causse Comtal où ils ont grandi ne leur déplairaient pas. On peut être sûr qu’à la fin de cette épreuve, ils n’hésiteront pas à rapidement se retrouver, ensemble, sous le soleil de l’Aveyron…

Philippe Routhe
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