Des camping-caristes français confinés au Maroc

  • Le camping l’Ourika.
    Le camping l’Ourika.
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Nous avons pu joindre par téléphone, l’un de nos anciens correspondants qui pour l’heure est basé dans un camping tout près de Marrakech. Parti en camping-car fin févier de l’Aveyron, Jean-Louis avait choisi de passer quelques semaines au camping l’Ourika situé aux portes de Marrakech.

Le retour en France était normalement prévu pour fin avril.

"Au Maroc, depuis quelques jours, comme partout dans le monde les choses se compliquent. La ville de Marrakech est barricadée. La police et la gendarmerie royale sont omniprésentes. Le confinement est de rigueur. Les transports en commun et les taxis sont à l’arrêt et les déplacements ne peuvent se faire qu’en voiture individuelle ou à pied. Les ports de Ceuta et de TangerMed sont fermés et de très nombreux camping caristes sont dans l’attente d’une traversée éventuelle."

Comme Jean-Louis, ils sont une trentaine de camping-caristes, pour la plupart français, à attendre au sein du camping l’Ourika, alors que les Hollandais ont été rapatriés. "On se sent un peu abandonné" lâche Jean-Louis. Les personnes qui circulaient en voyages organisés ont pu être rapatriées. Pour les isolés, le retour vers la métropole n’est pour l’instant pas envisageable. " Nous avons essayé vainement de contacter l’ambassade mais sans résultat ".

La vie au quotidien

La plupart des courses alimentaires peuvent se faire à pied dans le village tout proche. Pour l’eau et autres denrées essentielles, deux fois par semaine, c’est en voiture particulière que les Français du Maroc se déplacent jusqu’aux centres commerciaux Marjane ou Carrefour. Malgré tout l’ambiance est sereine au sein du camping. Les gardiens situés à l’entrée interdisent toute nouvelle arrivée. Les matinées sont réglées par la préparation des repas, les après-midi sont partagées entre pétanque et balades dans le voisinage immédiat. Un médecin tout proche permet de soigner les petits bobos. Pas de soucis non plus pour renouveler les traitements de longue durée, les pharmacies sont bien équipées. "Même si certains marocains reprochent aux Européens d’avoir importé le virus, la cohabitation ne pose pas de problème particulier", remarque Jean-Louis.

Séjourner au Maroc

"Les règles de séjour sur le territoire marocain sont strictes. On peut y rester trois mois renouvelable une fois", continue Jean-Louis. "Il est pour l’instant impossible d’obtenir les renouvel- lements et pour ceux qui sont rentrés au Maroc en fin d’année 2019, la date limite des six mois approche. Il n’y a pour l’heure pas d’issue à cette problématique. À l’extérieur, les forces de l’ordre ont beaucoup de mal à faire respecter les gestes barrières, c’est un peu l’anarchie. Malgré tout, le Maroc reste un pays ou l’accueil et l’hospitalité ne sont pas des mots vains."

Montbazens Quelles solutions pour les camping caristes français au Maroc ? (A SUIVRE) PUBLIER AUSSI dans CENTRE PRESSE

Nous avons pu joindre par téléphone, l’un de nos anciens correspondants qui pour l’heure est basé dans un camping tout prés de Marrakech. Parti en camping car fin févier de l’Aveyron, Jean Louis avait choisi de passer quelques semaines au camping l’Ourika situé aux portes de Marrakech. Le retour en France était normalement prévu pour fin avril.

-On se sent abandonnés.

*Au Maroc, depuis quelques jours, comme partout dans le monde les choses se compliquent. La ville de Marrakech est barricadée. La police et la gendarmerie royale sont omniprésents. Le confinement est de rigueur. Les transports en commun et les taxis sont à l’arrêt et les déplacements ne peuvent se faire qu’en voiture individuelle ou à pied. Les ports de Ceuta et de TangerMed sont fermés et de très nombreux camping caristes sont dans l’attente d’une traversée éventuelle. Comme Jean Louis, ils sont une trentaine de camping caristes, pour la plus-part français, à attendre au sein du camping l’Ourika, alors que les hollandais ont été rapatriés. "On se sent un peu abandonné" lâche Jean Louis. Les personnes qui circulaient en voyages organisés ont pu être rapatriés. Pour les isolés, le retour vers la métropole n’est pour l’instant pas envisageable. "Nous avons essayé vainement de contacter l’ambassade mais sans résultat".

-La vie au quotidien.

*La plus part des courses alimentaires peuvent se faire à pied dans le village tout proche. Pour l’eau et autres denrées essentielles, deux fois par semaine, c’est en voiture particulière que les français du Maroc se déplacent jusqu’aux centres commerciaux Marjane ou Carrefour. Malgré tout l’ambiance est sereine au sein du camping. Les gardiens situés à l’entrée interdisent toute nouvelle arrivée. Les matinées sont réglées par la préparation des repas, les après midi sont partagées entre pétanque et balades dans le voisinage immédiat. Un médecin tout proche permet de soigner les petits bobos. Pas de soucis non plus pour renouveler les traitements de longue durée, les pharmacies sont bien équipées. Même si certains marocains reprochent aux européens d’avoir importé le virus, la cohabitation ne pose pas de problème particulier.

GDM
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