Aveyron : les vétérinaires aussi sont en situation d’urgence

  • Les animaux aussi concernés par le coronavirus.
    Les animaux aussi concernés par le coronavirus. Repro CP / / Repro CP
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Confinée à la maison, comme beaucoup d’entre nous, notre collègue Marie-Christine Bessou s’est trouvée dans l’obligation d’amener son chat chez un vétérinaire du Grand Rodez. Elle livre le récit de cette visite peu ordinaire, agrémenté de quelques conseils pratiques.

Mon chat, Hawaï, qui n’est jamais malade, a choisi cette période de confinement pour déclarer un abcès à la patte. Une griffe incarnée décide donc de mon appel à un vétérinaire. Car, selon les mesures en cours, il est dit qu’il est possible de les contacter en cas d’urgence. C’est donc ce que je m’empresse de faire.

Uniquement les cas d’urgence et réception sur le parking

Au bout du fil, une secrétaire agit comme un régulateur du Samu, c’est-à-dire qu’elle me fait préciser les raisons exactes de mon appel et, après entretien en aparté avec le vétérinaire, elle me donne rendez-vous dans l’après-midi. Elle me stipule de rester dans ma voiture et de la rappeler lorsque je me trouverai stationnée devant la clinique vétérinaire. Je m’exécute.

Arrivée sur les lieux, elle me dit de patienter. Quelques minutes plus tard, le vétérinaire sort, masqué, ganté, avec une blouse de chirurgien et vient jusqu’à mon véhicule. Il me donne le choix : soit il prend la cage où se trouve mon animal, soit je viens avec lui. J’opte pour la seconde solution. Il me précède dans son cabinet où l’une de ses assistantes m’accueille dans la même tenue.

Entre ma voiture et la table d’auscultation, je n’ai croisé que la secrétaire, derrière le comptoir, à l’accueil.

Ils examinent mon chat, ce n’est pas si grave que ça, pas besoin de scalpel ni d’incision, ils taillent juste ce qu’il faut, ils désinfectent et c’est terminé.

Pendant ce temps j’ai quand même le temps de m’entretenir avec ce professionnel qui me confirme n’accueillir que les urgences comme lorsqu’en temps normal il est de permanence le week-end. Sauf que dans cette situation, il ne peut dire à ses interlocuteurs de reporter la visite au lundi, donc il accueille davantage d’urgences dans une journée. Le matin même d’ailleurs, il a opéré un chat qui avait avalé une quantité de laine impressionnante. Et il garde les opérés en pension, le temps, comme d’habitude, de leur convalescence.

Inquiétude pour les animaux domestiques

Outre les appels d’urgence, ce vétérinaire reçoit aussi de très nombreux coups de téléphone de personnes inquiètes de l’attitude qu’ils doivent adopter vis-à-vis de leurs animaux domestiques.

On a beau répéter que ces derniers ne transmettent pas le virus du Covid-19, il est bon de rajouter quelques précisions. "Par exemple, si une personne est malade, tousse ou éternue, les projections déposées sur le sol peuvent être transportées par votre animal s’il marche dessus. Votre animal peut être un vecteur passif. C’est pour ça qu’il est conseillé, en ce moment, de confiner ses chats à l’intérieur, comme les humains, et de promener son chien, mais uniquement en laisse, afin de ne pas le laisser s’approcher d’autres personnes pour les mêmes raisons ", affirme-t-il.

Ces précautions, liées à un risque potentiel, ne peuvent évidemment être invoquées pour abandonner son animal. Mais pour l’instant, ce professionnel du grand Rodez n’a pas été confronté à de telles réactions de propriétaires d’animaux.

Réservistes sanitaires

Au contraire, en cette période de lien social physiquement distendu et anxiogène, nos animaux de compagnie sont un précieux soutien en nous témoignant amour et apaisement comme ils l’ont toujours fait. Avec certainement une pointe de contentement au cœur, celle de nous avoir davantage auprès d’eux...

Ce vétérinaire m’apprend également que lui et tous ses collègues sont inscrits sur un registre de réserve sanitaire. Ils sont susceptibles d’être appelés en renfort si la situation se dégradait. "Mais comme notre cœur de métier n’est pas l’humain, nous serions destinés à faire de la télémédecine, c’est-à-dire à répondre au téléphone, ou bien à être brancardiers ", précise-t-il.

Ma visite est terminée, mon chat, bien content, a réintégré sa cage. Je m’acquitte auprès de la secrétaire, gantée, du règlement sur le terminal de carte bancaire avec la pointe d’un stylo pour taper sur les touches "car c’est plus facile à désinfecter qu’un clavier ", m’explique-t-elle.

Je suis ensuite priée de sortir par une autre porte que celle que j’avais empruntée à l’arrivée.

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