Contrôles : "Les sorties c’est l’exception, le confinement la règle"

  • Le Directeur de la sécurité publique en Aveyron, Jérôme Buil (à droite) a procédé, aux côtés d’autres policiers, à plusieurs contrôles dans les rues de Rodez, mercredi matin. Des contrôles qui sont amenés à se renouveler jusqu’à la fin des mesures de confinement.
    Le Directeur de la sécurité publique en Aveyron, Jérôme Buil (à droite) a procédé, aux côtés d’autres policiers, à plusieurs contrôles dans les rues de Rodez, mercredi matin. Des contrôles qui sont amenés à se renouveler jusqu’à la fin des mesures de confinement. Ph.H. / Ph.H.
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Tous les jours depuis les mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation du Covid-19, les policiers ruthénois patrouillent dans les rues du centre-ville et veillent au respect des consignes.

Ce mercredi matin, dans les rues du centre-ville de Rodez, les passants se font rares… Mais pas tant que ça en cette période de confinement. Comme depuis le début de l’épidémie de Covid-19 et des mesures sanitaires, les policiers du département veillent au respect des consignes. Contrôles des véhicules et des passants font désormais partis de leur quotidien, dans les trois circonscriptions de Millau, Decazeville et Rodez.

Jérôme Buil, directeur de la sécurité publique en Aveyron, patrouille ce matin-là avec ses hommes dans le centre-ville de Rodez.

Les premiers contrôles se font rapidement. À deux pas du commissariat, sur les marches de l’auditorium départemental rue Sainte-Catherine, un jeune homme fume sa cigarette et profite d’un rayon de soleil. Interpellé par les policiers, il explique habiter à deux pas : "Et si je reste trop chez moi, je vais finir par péter un plomb", finit-il par lâcher. Il sera raccompagné chez lui par deux fonctionnaires de police.

Nombreux à sortir

Une situation qui relève toutefois de l’exception. " Bien souvent, les gens disposent d’une attestation, et beaucoup respectent les consignes, explique-t-il. Seulement, il y a toujours des personnes qui ne comprennent pas leur intérêt. Aujourd’hui, nous verbalisons, nous ne sommes plus dans la pédagogie."

D’ailleurs, le Directeur de la sécurité publique, lance aux passants contrôlés : "Les sorties c’est l’exception, le confinement la règle".

Pourtant, ce mercredi matin, nombreux sont les Ruthénois à sortir avec leur cabas, un sac à la main…

"Depuis quelques jours on s’aperçoit que les gens usent, je ne dirais pas abusent, des attestations, explique Jérôme Buil. Mais certains sortent tous les jours. Après la sidération des premiers jours, les personnes ont pris en compte ces mesures et font avec. N’oublions pas que le confinement doit nous permettre de sortir au plus vite de cette situation et surtout d’éviter la propagation du virus."

Un drone pour épauler les policiers ?

À travers le département, les policiers ont dressé, un peu moins de 300 contraventions depuis le début du confinement. "Dans les jours prochains nous ne nous interdisons pas l’utilisation d’un drone munit de haut-parleurs, qui survolera la ville pour prévenir les passants des mesures qui sont toujours en cours ", assure le Directeur de la sécurité publique.

Lors de cette opération de contrôle, une contravention d’un montant de 135 € a été dressée : un homme déambulait dans les ruelles du centre-ville sans attestation.

"Il y a toujours une bonne excuse pour ne pas avoir son document ou l’avoir mal rempli ", s’amuse Jérôme Buil. La patrouille des policiers se poursuit en direction du tribunal de grande instance, avant de remonter vers le bureau de Poste de la place Foch où une petite dizaine de personnes attend à l’extérieur. Là aussi, les attestations de chacun sont contrôlées. " Nous ne relâcherons pas notre vigilance ", martèle le Directeur de la sécurité publique.

Opération tranquillité commerce

De nombreux artisans et commerçants ont fermé leur magasin et local depuis plusieurs semaines. La police et la gendarmerie proposent une surveillance de ces établissements au cours de leurs patrouilles pour prévenir tout risque de cambriolage ou de dégradation. Pour cela, les personnes intéressées doivent envoyer à mail à la gendarmerie corg.ggd12@gendarmerie.defense.gouv.fr ou à la police nationale ddsp12-referent-accueil@interieur.gouv.fr, en fonction de la zone de compétence.
 

Philippe Henry
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