Thomas, Ruthénois et pompier dans le Val d’Oise

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  • Lors des interventions où des cas de Covid-19 sont suspectés, les pompiers enfilent des tenues de protection et suivent un protocole très strict.
    Lors des interventions où des cas de Covid-19 sont suspectés, les pompiers enfilent des tenues de protection et suivent un protocole très strict. Repro CPA / Repro CPA
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À 22 ans, Thomas, Ruthénois d’origine, exerce au sein de la caserne de Villiers-le-Bel depuis quelques mois. Il assure, notamment, le transport des malades atteints par le Covid-19.

Depuis maintenant plusieurs jours les sapeurs-pompiers du Val d’Oise sont en première ligne face à l’épidémie de Covid-19 qui frappe durement l’Ile-de-France et cette zone densément peuplée. Pour autant, les pompiers de la caserne de Villiers-le-Bel, dont Thomas dépend, sont prêts à affronter à toutes les situations.

"Nous avons mis en place de nouveaux protocoles depuis le début de l’épidémie, explique le Ruthénois âgé de 22 ans. Des consignes très strictes ont été passées aux pompiers qui doivent intervenir sur des cas suspects de personnes atteintes de Covid-19." Comme tous ses autres collègues, Thomas revêt alors une charlotte, deux paires de gants (pour manipuler la personne et l’autre pour retirer sa combinaison), une combinaison, un masque FFP2 et des lunettes de protection.

"Les yeux sont cernés"

Des précautions nécessaires pour "soi-même mais également pour les collègues. On ne peut pas se permettre d’avoir toute une caserne au tapis à cause d’un pompier qui ramène le virus. Nous sommes très prudents", martèle-t-il.

Dernièrement, les interventions se sont multipliées. "Mais nous continuons de nous déplacer pour d’autres choses que les patients atteints du Covid-19, précise le jeune ruthénois. C’est un surcroît de travail que nous devons, et que nous arrivons à absorber."

"Nous avons reçu l’appuie d’un VSL (véhicule sanitaire léger), comme d’autres casernes de la région, pour faire face à la situation", glisse le pompier du Val d’Oise.

Mais là où cette tension est le plus perceptible c’est au moment des tours de garde. D’astreinte pendant 24 heures, les sapeurs-pompiers n’ont guère le temps de souffler. " Ces derniers temps, on le remarque sur le visage des collègues lorsqu’on prend le relais : les traits sont un peu plus tirés, les yeux sont cernés".

"C’est tout juste si parfois on arrive à dormir deux heures par nuit ", glisse le jeune homme, discret sur la situation que ses collègues vivent au quotidien. "Mais on tient bon, le moral est toujours là."

"La complémentarité se fait bien entre les ambulances et le Samu, donc pour le moment la situation est très bien maîtrisée concernant le transport sanitaire des patients", précise-t-il. Bien évidemment, pas de quoi décourager Thomas qui est sur le pont pour assurer sa " mission, malgré les difficultés. Nous sommes là pour ça ".

Philippe Henry
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