À l’Oasis : "maintenir la vie dans un établissement confiné"

  • Pas de cas déclarés de la maladie mais une gestion du matériel de protection en fil tendu, avec vigilance et pédagogie pour les résidants.
    Pas de cas déclarés de la maladie mais une gestion du matériel de protection en fil tendu, avec vigilance et pédagogie pour les résidants.
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"Les Ehpad sont des lieux de vie, pas des hôpitaux ". De cette réalité, la directrice de L’Oasis, Marjolaine Alvice-Coulon, a tiré une force en interne, bien avant la crise sanitaire et le confinement qu’elle a imposé. Une réflexion et un travail en amont, avec l’appui du conseil d’administration présidé par Roland Joffre, du personnel, des familles des résidants et des bénévoles qui tissent un lien entre l’établissement et le village.

Ici, pas d’alerte de contamination au coronavirus, tant côté personnel que résidants. Pourtant, le quotidien se gère en fil tendu, avec vigilance et pédagogie. Côté matériel de protection, de récentes bonnes nouvelles avec l’assurance d’une dotation hebdomadaire en masques par le centre hospitalier de Rodez, et en bidons de gel hydroalcoolique par un de ses fournisseurs… Sans compter les dons spontanés en masques ou en fouaces réconfortantes qui "font du bien au moral des équipes, souligne la directrice, dans un quotidien que l’on gère bien localement tant qu’il n’y a pas de cas déclarés de malades ".

Du confinement à l’isolement

Avec les dernières consignes du ministre de la Santé relatives à l’isolement individuel des résidents en Ehpad, l’établissement a dû, dès ce lundi, organiser les services repas en chambre. Côté matériel, l’octroi de chariots par la communauté de communes et de plateaux via Boisse-Penchot a permis de faciliter le travail des encadrants.

Reste, avec déjà la suppression des visites, le moral des personnes âgées à préserver. "Pour leur éviter toute angoisse : des visioconférences avec les familles et des ‘’délégués à la marche’’ parmi le personnel qui les accompagnent pour qu’ils sortent de leur chambre ".

Autre initiative : l’opération "un dessin pour un aîné" réalisé par des enfants pourrait procurer à chacun, une belle bouffée d’oxygène !

"Il nous faut maintenir la vie dans un établissement confiné ", insiste la directrice, pour qui l’esprit de partage donne un sens à l’isolement, avec une prise de conscience collective et un investissement sans compter du personnel.

GDM
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