A Pigüé, dans la pampa argentine, " on lutte ensemble contre le coronavirus "

  • Le nouvel intendant de la ville, Gustavo Notararigo est sur tous les fronts. À l’hôpital pour l’acquisition d’un nouveau respirateur ou au pied du monument célébrant la guerre des Malouines, qui a opposé l’Argentine à la Grande-Bretagne et qui est commémorée le 2 avril.
    Le nouvel intendant de la ville, Gustavo Notararigo est sur tous les fronts. À l’hôpital pour l’acquisition d’un nouveau respirateur ou au pied du monument célébrant la guerre des Malouines, qui a opposé l’Argentine à la Grande-Bretagne et qui est commémorée le 2 avril. Repro CPA / Repro CPA
  • Le nouvel intendant de la ville, Gustavo Notararigo est sur tous les fronts. À l’hôpital pour l’acquisition d’un nouveau respirateur ou au pied du monument célébrant la guerre des Malouines, qui a opposé l’Argentine à la Grande-Bretagne et qui est commémorée le 2 avril.
    Le nouvel intendant de la ville, Gustavo Notararigo est sur tous les fronts. À l’hôpital pour l’acquisition d’un nouveau respirateur ou au pied du monument célébrant la guerre des Malouines, qui a opposé l’Argentine à la Grande-Bretagne et qui est commémorée le 2 avril. Repro CPA / Repro CPA
  • À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer.
    À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer. Repro CPA / Repro CPA
  • À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer.
    À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer. Repro CPA / Repro CPA
  • À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer.
    À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer. Repro CPA / Repro CPA
  • À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer.
    À Pigüé comme en Aveyron et comme dans beaucoup d’endroits sur la planète, l’heure est à la mobilisation générale pour lutter contre la propagation du virus. Avec un enjeu pour les Argentins : maintenir une situation sanitaire positive, puisque aucun cas avéré, cette semaine, n’était à déplorer. Repro CPA / Repro CPA
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C’est une carte postale d’outre Atlantique un peu particulière. Les "cousins" argentins vivent également la crise du coronavirus. Mobilisés sur tous les fronts, les Pigüenses font face. Gustavo Notararigo, tout juste élu à la tête du District de Saavedra-Pigüé nous décrit la situation. Avec la fierté de se voir donnée l’occasion de "saluer les Averyonnais".

Comme dans de très nombreuses villes du monde, les rues de Pigüé sont particulièrement calmes ces temps-ci. Avenue Casey, Cabanette ou Libertad, les pick-up ne roulent plus. Ou presque. La confitéria de Paris est fermée et propose des livraisons de repas gratuits. Seuls les magasins alimentaires sont ouverts. Les Pigüenses sont chez eux. Confinés. Comme leurs cousins aveyronnais.

L’Argentine n’est pas épargnée par le coronavirus. Elle figure au 49e rang des pays les plus touchés dans le monde avec 27 décès et 1 054 cas confirmés. Mais du côté de Pigüé, à 600 kilomètres au sud de Buenos Aires, dans la pampa, on croise les doigts. Aucun cas n’est à encore à déplorer.

"Respect extrême" des mesures de confinement

Pour autant, sous la houlette du nouvel intendant de la ville, Gustavo Notararigo, on ne baisse pas la garde. D’autant que la situation est plus critique dans des régions proches de Pigüé, comme à Bahia Blanca par exemple, où de nombreux cas positifs ont été recensés depuis le début de la crise épidémique. Mercredi encore, Gustavo Notararigo animait une réunion avec la secrétaire du gouvernement, la conseillère légale et le chef de l’inspection qui ont rencontré les autorités de la défense civile pour faire le point sur les mesures sanitaires. Non sans pression, puisqu’il a été demandé un "respect extrême" des mesures de confinement.

Dans son rapport quotidien du 1er avril, la municipalité précise que "31 personnes arrivant d’un autre pays ont été placées à l’isolement chez elle, sans symptômes et avec suivi de chaque cas, et 77 personnes ont été libérées de la période d’isolement". Une précision de la situation sur laquelle s’appuie la ville pour gérer au mieux la situation.

"Mais surtout, ce que je dois dire, c’est qu’absolument tous les services travaillent main dans la main. Et travaillent vraiment pour que cela se passe au mieux" confie Gustavo Notararigo.

Un hôpital "bien équipé" dirigé par des descendants d'Aveyronnais

Elu en novembre dernier, celui qui a déjà beaucoup œuvré pour le rapprochement du département de l’Aveyron avec ses lointains cousins argentins, se retrouve ainsi plongé dans le grand bain. Mais demeure tout à fait serein. "C’est un problème de plus à régler, mais nous n’oublions pas que nous avons d’autres situations délicates à gérer pour la ville", explique-t-il.

Sa sérénité provient également du fait de la bonne situation de l’hôpital de Pigüé. "C’est un petit établissement, d’une centaine de lits mais plutôt bien équipés" souffle-t-il.

Preuve de sa sérénité, récemment, il n’a pu s’empêcher un clin d’œil aveyronnais dans la tempête sanitaire. Alors qu’il était en réunion avec le directeur de l’hôpital et le directeur adjoint, il glissait : "Je suis avec le Dr Litre et le Dr Cotarello pour évaluer la situation, tous deux sont descendants d’Aveyronnais. Avec moi, cela fait trois dans ce bureau !" souriait-il.

Gustavo Notararigo en était d’autant plus fier que l’hôpital vient de se doter d’un respirateur artificiel acheté par la commune. "Un autre va être installé grâce à un partenaire privé. Et on attend une dotation de l’État", explique l’intendant.

De même, récemment, il a mis en avant la mobilisation d’une entreprise de textile de Pigüé qui a confectionné des équipements pour les personnels soignants ou qui sont amenés à être en contact avec des personnes.

Ce qui le rassure aussi, c’est le "bon comportement" des Pigüenses qui "respectent les règles de confinement"

"Cela se passe bien", conclut-il. Avec l’espoir que, rapidement, les rues de Pigüé s’animent enfin et retrouvent cette chaleur qui les caractérise.

Argentine : anticipation et front uni dans un contexte économique compliqué

Il n’y a pas de bons moments pour subir de plein fouet une crise épidémiologique. Mais dans certains pays, c’est presqu’une double peine. Comme en Aregntine où la crise du coronavirus survient à un moment ou l’économie est à l’agonie, après deux années successives de récession. Avec un chômage de 40 %, des pauvres de plus en plus nombreux, une dette abyssale qui aurait dû être renégociée, cet immense pays de l’Amérique du sud ne parvient pas à se sortir de la crise.
Pour autant, face à cette épidémie, c’est un front uni qui se dessine autour du nouveau président péroniste Alberto Fernandez. Il a succédé au libéral Mauricio Macri l’année dernière, qui le soutient dans son initiative.
Alberto Fernandez a en effet très tôt pris des décisions radicales face à l’évolution du coronavirus. Comme la fermeture des frontières dès le 15 mars, alors que le pays ne comptait que soixante cas avérés. La France, elle, en comptait déjà 6000.
Dans un article du Monde, de la semaine dernière, Lara Goyburu, professeure de sciences politiques à l’université de Buenos Aires, explique : « Les Argentins ont vite accepté l’idée du confinement, la condamnation sociale de ceux qui ne la respectent pas est très importante ».
Au 1er avril, l’Argentine comptabilisait 27 décès et 1054 cas confirmés.
Reste que l’inquiétude est on ne peut plus grande quant aux conséquences économiques que vont engendrer ces mesures drastiques de confinement.
 

 

Un peu d’Histoire

En 1884, une quarantaine de familles, soit près de 160 personnes, issues d’Espalion et Saint-Côme-d’Olt notamment, ont quitté l’Aveyron pour la pampa argentine, sur l’impulsion de Clément Cabanette et François Issaly, deux compatriotes aveyronnais, convaincus de pouvoir « offrir » un avenir plus heureux à des familles en proie à beaucoup d’interrogations, notamment après les ravages du phylloxéra. Aux termes d’un périple à travers l’Atlantique puis la Pampa, toutes ces familles se sont installées. Aujourd’hui, les descendants de ces familles aveyronnaises sont très nombreux dans cette ville de près de 15 000 habitants. Régulièrement des programmes d’échanges entre l’Aveyron et ce petit coin de Pampa sont mis en œuvre. Et pourrait l’être un peu plus encore avec l’élection, récemment, de Gustavo Notararigo à la tête de la ville. Lui-même étant un descendant d’Aveyronnais et ayant activement participé à l’essor de l’Amicale d’échanges Pigüé.

Philippe Routhe
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