Casimir Mayran, bienfaiteur d’Espalion

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  • Cette vaste maison de maître côtoie un portail roman, seul vestige de l’ancienne église.
    Cette vaste maison de maître côtoie un portail roman, seul vestige de l’ancienne église.
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Si les noms de Joseph Poulenc ou De Guizard qui ont donné leur nom aux boulevards qui traversent la ville parlent aux Espalionnais, qui est cet ancien maire qu’honore la caserne des pompiers de Boralde ?

Pour remonter sur l’histoire de cet autre grand bienfaiteur de la ville il faut se rendre à l’entrée du village de Saint-Côme, à Lévinhac.

Au bout d’une longue et belle allée de platanes, une opulente villa du XIXe siècle témoigne du train de vie du sénateur Mayran. Cette vaste maison de maître côtoie un portail roman, seul vestige de l’église du monastère (XIe-XIIe siècle) qui accueillait en son temps les pèlerins sur ce site.

C’est au milieu du XIXe siècle que le futur sénateur Casimir Mayran fit table rase du monastère et de son église en redéployant les matériaux pour construire à leur emplacement les bâtiments de la ferme et de son château.

Faire fortune à Paris

Né à Espalion, le 4 mars 1818, Casimir Mayran perdra très tôt sa mère, Jeanne Marcilhacy. Cette famille Marcilhacy originaire de Saint-Côme est bien connue pour ses liens avec la famille Poulenc.

On se souvient également de Pierre Marcilhacy, sénateur des Charentes, candidat malheureux aux élections présidentielles de 1965 contre le général de Gaulle.

Le jeune Casimir va entrer tout jeune, en tant que commis, dans le négoce parisien de la soierie aux établissements Marbeau. Il y rencontrera rapidement le succès en s’associant, pour la vie, avec la fille de la maison et pour les affaires avec son beau-père. Doué et travailleur, au bout de 18 ans, il va amasser une fortune suffisante pour revenir au pays natal en 1852.

Il achète le domaine de Pramajou (commune de Gabriac), fait construire sa villa de Lévinhac, puis achète le domaine de la Baume et ses 600 hectares de terres en Lozère. Un pied à Paris, un pied à Espalion, le voilà prêt à se lancer dans une nouvelle vie.

Une belle carrière politique

En 1853, il commence sa carrière de conseiller général, avant d’être nommé maire d’Espalion l’année suivante.

Décrit comme jovial, généreux, il reçoit largement tous les quémandeurs dans son "château" de Lévinhac où il organise également de somptueuses fêtes pour ses amis et… ses électeurs.

Partenaire et soutien du député Calvet-Rogniat, l’homme le plus puissant du département, il restera comme lui fidèle au régime de Napoléon III.

Après la terrible défaite de 1870, il sera élu, puis réélu sénateur de droite jusqu’à sa mort en 1892.

Selon son ami l’historien Henri Affre, "bienfaiteur par excellence d’Espalion", sa réputation de générosité n’est pas usurpée. De l’achat de réverbères, aux aliments pour nécessiteux, en passant par l’acquisition de la première pompe à incendie pour les pompiers, sa bourse est ouverte. Son action publique au profit des routes, de l’agriculture est de la même veine.

Il s’éteindra en 1892. Plus de 4 000 personnes, dont 100 prêtres, suivront ses obsèques avec ferveur.

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