Concerts annulés et pourtant ils chantent et jouent de plus belle

  • Éric Antraygues donne le la tous les soirs sur Facebook. JPC.
    Éric Antraygues donne le la tous les soirs sur Facebook. JPC.
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Derrière sa moustache tombante, d’un gris tournant vers le blanc, Michel Vivoux la joue en mode pantouflard. Non pas qu’il n’ait pas la guitare qui le démange pour aller butiner de scène en scène. Mais, confinement oblige, les lieux de vie et de création comme les pubs, cafés-concerts et autres bars ont baissé le rideau de fer dans l’attente de jours meilleurs. Alors, celui que sa chanson "le zonard qui était marginal…" avait propulsé dans le haut de l’affiche des chanteurs à rire dans les années 1970, – il avait même volé la vedette à des comiques confirmés lors d’un Printemps de Bourges d’anthologie, a branché sa caméra de poche sur son ordinateur et via la chaîne Youtube a ouvert le bal des artistes d’ici à s’exprimer sur les réseaux sociaux. Il ne chante pas "Antisocial", l’ami Vivoux, mais bien un répertoire qui lui va comme un gant autour de mélodies d’un autre moustachu tout aussi célèbre, à savoir Tonton Georges Brassens et d’autres, hormis Maxime Le Fox-terrier… Cathy Fernandez, qui l’a accompagné dans sa vie et partage toujours la scène avec lui, équipée d’une six cordes lui a emboîté le pas. Tout comme Julie Germain, sa fille, et son époux Laurent qui, en ce début semaine offrirent une frissonnante chanson de Christophe, le septuagénaire aux lunettes noires luttant lui aussi contre le Covid-19 en réanimation dans un hôpital parisien. À l’instar de Cabrel, premier des sudistes à avoir dégainé en la matière avec sa chanson quotidienne, d’autres habitués des scènes rouergates ont dégainé solo et compos. Ce fut le cas pour le flamenquiste Serge Lopez, habitué du Camping des étoiles à Najac avec Bernardo Sandoval, mais qui a coupé le son suite à des propos peu amènes de quelques sempiternels donneurs de leçons sévissant, le plus souvent à l’abri derrière des pseudos, sur Facebook.

La musique pour tuer le virus

Dernier en date à avoir pris la roue, le guitariste Najacois Éric Antraygues, prince du finger-picking qui a décidé de "voyager en solitaire" avec les mots et les notes de Gérard Manset. Il donne rendez-vous tous les soirs avec une chanson différente. Tout comme Régis Najac qui s’est fendu d’un hymne à Raoult, pétri de rire corrosif…

En avant la zizique pour tuer le virus !

GDM
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