Témoignage : "Je n’ai jamais vécu une chose pareille"

  • Malade trois semaines et confinée seule dans sa chambre, chez elle.
    Malade trois semaines et confinée seule dans sa chambre, chez elle. Centre Presse / José A. Torres / Centre Presse
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Souffrant depuis plusieurs semaines du Covid-19, une trentenaire, vivant à Onet-le-Château, raconte son quotidien entre espoir d’une guérison rapide et peur de contaminer ses proches.

On a souvent entendu que le Covid-19 est tout au plus une grosse grippe, mais c’est bien plus que cela. Jamais je n’ai vécu une chose pareille."

Il y a quelques jours à peine, Françoise*, résidant à Onet-le-Château, a commencé seulement à entrevoir sa guérison, trois semaines après avoir été contaminée par le virus.

Depuis le début de l’épidémie, on entend surtout parler des formes les plus graves de la maladie. Face à l’urgence de la situation, les médecins se penchent en priorité sur les cas responsables de troubles respiratoires entraînant une hospitalisation, troubles qui mènent parfois au décès. Mais 80 à 85 % des personnes atteintes par le coronavirus restent confinées au domicile.

"J’ai commencé à ressentir les premiers symptômes le matin du 14 mars, raconte la jeune femme âgée de 39 ans. Cela a commencé par des difficultés à respirer et des maux de tête puis de la fièvre. J’ai rapidement eu mon médecin généraliste au téléphone, il m’a conseillé de me rendre à l’hôpital."

Entre-temps, les autorités sanitaires ont décidé que seuls les cas aigus seraient soignés dans un centre hospitalier.

Elle décide donc de rester confinée chez elle, sous la surveillance étroite de son médecin généraliste qui l’appelle plusieurs fois par jours pour suivre l’évolution des symptômes.

"Je n’ai pas de problèmes de santé particuliers, je suis plutôt en bonne forme, je ne m’attendais pas à être autant touchée", poursuit-elle.

Un quotidien chamboulé

Les jours se suivent et la maladie est toujours présente, persistante, éprouvante. " Quand on a l’impression que ça va mieux, on rechute, se souvient Françoise. Par exemple, j’ai été très mal entre le 7e et le 10e jour. En plus de symptômes grippaux qui l’on connaît, mais qui sont démultipliés, on a vraiment du mal à respirer. " La combinaison d’antibiotiques et de paracétamol ne fait que lentement son effet.

"On s’inquiète pour sa santé bien sûr, mais on redoute aussi que nos proches soient à leur tour contaminés ".

Confinée dans sa chambre, la jeune femme veille scrupuleusement au respect des gestes barrières. Les habitudes du quotidien ont été chamboulées par le Covid-19 : "J’ai la chance de d’avoir des toilettes à côté de ma chambre, il n’y a que moi qui les utilisais. Puis, lorsque j’allais à la salle de bains, je veillais à désinfecter les poignées de porte, etc. C’est épuisant nerveusement, aussi".

Ses filles lui apportaient les repas sur un plateau déposé devant la porte. "On ne mélangeait pas les assiettes, ni les couverts avec ceux du reste de la famille. On a pris toutes les précautions pour éviter une contagion", évoque-t-elle.

Pour occuper son quotidien, Françoise pouvait compter sur ses amis qu’elle arrivait "à joindre régulièrement par téléphone ". En fin de semaine dernière, elle a enfin pu sortir de sa chambre, voir à nouveau sa famille. " C’était dur de ne pas pouvoir discuter directement avec mon conjoint durant tout ce temps, glisse-t-elle. Mais c’était absolument nécessaire, il a fallu être très strict durant cette période et on a tenu bon. On finit par s’en sortir."

* Le prénom a été changé à la demande de la personne interrogée.
Philippe Henry
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