Avec Pâques, la filière ovine a mis le paquet pour éviter la catastrophe

  • Les agneaux label rouge d’Occitanie représentent 30 % de la production nationale.
    Les agneaux label rouge d’Occitanie représentent 30 % de la production nationale. Repro CPA / Repro CPA
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Avec Noël, Pâques est un temps fort de la consommation d’agneaux. Avec les mesures de confinement, la filière a dû se réorganiser…

Les producteurs d’agneaux font tout pour ne pas être sacrifiés sur l’autel du confinement. Cette période tombe en effet en pleine semaine sainte, période où l’agneau pascal trône sur les grandes tablées. Point de tout ceci cette année, donc. Résultat, c’est une période à rendre chèvre que viennent de vivre les acteurs de la filière ovin viande.

Car si le département est en pointe sur la filière ovin lait, avec le rayon roquefort, la filière ovin viande représente 30 % des labels rouges en France. Et à la veille du week-end pascal, Gilles Bernat, président de l’OP ovine Unicor, et de la fédération des labels rouge d’Occitanie, se veut un peu plus serein. Bien plus en tout cas que lorsque la crise est survenue.

"Nous n’avons jamais connu cela. D’un coup, tout s’est arrêté. Un véritable cataclysme à trois semaines de Pâques. D’une gestion hebdomadaire, nous sommes passés à une gestion journalière".

Très rapidement, la filière a décidé de tout mettre en œuvre pour assurer la collecte. "Il a fallu repenser l’organisation des tournées" explique-t-il. "Gérer l’urgence en priorisant la collecte des agneaux et en demandant aux éleveurs de garder un peu plus longtemps leurs brebis. E la nouvelle organisation est franchement très efficace".

Si la collecte est la découpe étaient assurées, reste à assurer le bout de la chaîne et pas des moindres : la vente.

La filière a lors mis tout son réseau en activité. Auprès de la grande distribution en premier lieu. "En mettant la pression afin qu’elle privilégie l’agneau français.". Le réseau des bouchers, les circuits courts, la Région par l’intermédiaire d’Irqualim (qui réunit tous les labels de la Région), les chefs cuisiniers du réseau Qualivore… tous les leviers ont été activés. Et au final, "Pâques ne devrait pas être si catastrophique, avance prudemment Gilles Bernat. La situation est mauvaise, mais l’implication de toute la filière fait que c’est moins mauvais que ce que l’on pouvait craindre".

Et dire que quelques semaines avant que n’explose cette crise du coronavirus, la filière ovine s’inquiétait de ne pouvoir assurer toute la demande… " C’est vrai que cela partait plutôt bien. Mais il ne faut pas âtre défaitiste. Le confinement en durera pas toue l’année. Nous pouvons retrouver un équilibre sur toute l’année " conclut Gilles Bernat. L’agneau, on le mange à Pâques, certes. Mais pas que…

Ph.R.
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