L’Udsma en renfort des hôpitaux pour le dépistage et les tests

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  • Pierre Gigarel (à gauche), directeur général, et David Delpérié, directeur du pôle domicile, autonomieet parcours.
    Pierre Gigarel (à gauche), directeur général, et David Delpérié, directeur du pôle domicile, autonomieet parcours. Repro CPA / Repro CPA
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Obligée de s’adapter et de se réorganiser depuis le début du confinement, l’entreprise mutualiste aux 550 salariés en Aveyron a été sollicitée pour des tests mobiles en direction de personnes ciblées et fixes pour les soignants.

Les deux s’accordent à le dire en chœur, en toute simplicité mais avec force et conviction. " Nous tenions à saluer le travail réalisé par l’ensemble des salariés. Il existait et il existe toujours d’ailleurs une légitime anxiété mais, néanmoins, ils continuent à s’investir et à être mobilisés. Ils prennent leurs responsabilités à bras-le-corps et ils les assument. " Respectivement directeur général et directeur du pôle domicile, autonomie et parcours de l’Udsma-Mutualité française Aveyron, Pierre Gigarel et David Delpérié ont été obligés, chacun à leur niveau, de "repenser" le fonctionnement et l’organisation d’une entreprise forte de 550 salariés – environ 90 % de soignants et 230 sont médecins ou infirmières – à travers tout le département.

Pour cela, comme le rappelle le premier cité, "il nous fallait garantir la sécurité et la protection des salariés, mais également, continuer les missions qui sont les nôtres, tout en les priorisant". Les dirigeants ont ainsi fermé, dès le 16 mars, quelques activités comme l’audition, l’optique ou la formation santé, avec la mise en place du temps partiel. "Nous devions garantir la partie soignante pour le public fragile, à domicile mais également dans les Ehpad. Nous avons réussi à faire face aux diverses demandes. Par exemple, dans nos services à domicile et pour les cas sans trop de gravité, certains bénéficiaires eux-mêmes ont souhaité refuser nos interventions. Nous avons pu, du coup, prioriser ou baisser les fréquences de façon à maintenir nos interventions chez les patients en fonction de leur état. Nous avons tout de même l’habitude de cette réorganisation puisque chaque année, nous sommes confrontés à la grippe."

Pionniers dans les tests mobiles

Dans ce contexte sanitaire notamment au niveau des Ehpad, l’Udsma a ainsi créé une cellule référente Covid-19 qui "se réunit régulièrement en lien avec le ministère, la préfecture, l’ARS pour l’évolution des pratiques". Et David Delpérié de poursuivre : "Nous avons la gestion des Clarines à Rodez où aucun patient n’est atteint. Comme dans les autres établissements, nous prenons beaucoup de précautions avec des résidents dans leurs chambres et un personnel à qui on prend la température puisqu’il n’existe pas de double confinement chez nous."

Être en rapport avec les structures gestionnaires de cette crise sanitaire a donné une mission supplémentaire à l’Udsma. "Nous avons été effectivement sollicités pour réaliser des tests. C’est déjà en place dans les trois hôpitaux (Rodez, Millau et Villefranche), mais il n’en existait pas encore en dehors du milieu hospitalier. " Depuis une quinzaine de jours, sept binômes, formés au préalable bien entendu, couvrent ainsi tout le département pour des tests mobiles sur des personnes ciblées. "Ces dernières sont des patients immunodéprimés, des femmes enceintes, des personnes âgées en Ehpad… C’est la possibilité de tester à domicile pour éviter que ces gens-là sortent."

En revanche, ces tests sont encadrés et ne sont pas accessibles en "libre-service", comme le confirme David Delpérié. "C’est sur prescription médicale uniquement. Le médecin traitant se tourne vers la cellule épidémiologique qui donne son aval ou pas. " En fin de semaine dernière, 52 prélèvements avaient été réalisés et confiés à LxBio. Les résultats sont dans la moyenne générale, à savoir entre 15 et 20 % de cas positifs. Ces chiffres tiennent compte également des tests réalisés en hôpitaux puisque le laboratoire ne les dissocie pas.

Par ailleurs, depuis jeudi dernier, l’Udsma est également habilité à réaliser des tests pour les soignants dans ses locaux, à Bourran. "Là, le médecin traitant a carte blanche ; il n’a pas besoin d’en référer à la cellule."

Pionnière en France dans les tests mobiles (il n’en existe qu’à Nancy, et uniquement à domicile), l’entreprise mutualiste souhaite que les choses évoluent rapidement pour endiguer cette crise sanitaire. "Il faut absolument développer le dépistage et les tests, comme cela peut se faire en Allemagne ou en Corée du Sud", concluent Pierre Gigarel et David Delpérié.

Paulo Dos Santos
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