Menacée d’expulsion, la famille Picard ne confine plus au Gua

  • Le périmètre autour de la maison a été sécurisé.
    Le périmètre autour de la maison a été sécurisé.
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Alors qu’aujourd’hui on ne parle plus que de confinement, paradoxalement, on nous met dehors de chez nous ", nous explique par téléphone Anita Picard qui, avec ses trois enfants, a dû quitter dimanche 5 avril sa maison sise au 22 rue Martial-Pleinecassagne, à Aubin.

Une maison frappée d’un arrêté de péril imminent, placardé sur sa façade depuis le lundi 2 mars, qui se doublait d’une menace d’expulsion s’il n’était pas respecté dans les délais impartis.

Quelque peu agacée par cette situation, elle souligne, "grâce à l’intervention d’une assistante sociale que je remercie, avec ma famille nous vivons actuellement, pour une durée d’un mois, dans un mobile-home du camping de Livinhac. Sachant qu’après le 5 avril la menace d’expulsion qui pesait sur nos têtes aurait pu être exécutée".

"Je ne disparaîtrai pas du paysage"

À ce sujet, il faut savoir que le maire aubinois, André Martinez, a pour devoir de la faire appliquer. "Pour revenir au maire, il m’a proposé deux options de relogement. Soit un T1 bis à Capdenac, soit rejoindre un foyer de l’association Acces à Decazeville, mais sans mon chien. Un T1 Bis pour 4 personnes, moi-même et mes trois enfants, et un chien Saint-Bernard, qui plus est à Capdenac….

On dirait qu’il veut que je disparaisse du paysage. À ceci près que je ne disparaîtrai pas comme ça. J’ai trouvé à Decazeville, rue Emma-Calvé, un T4 qui correspond aux besoins de ma famille. Il y a quelques travaux à faire et nous nous en occuperons pour l’intégrer début mai. Reste à régler le problème de ma maison. Au départ, André Martinez me parlait de céder mon bien à la commune et là, dernièrement, avec à ses côtés Laurent Gineste, technicien à Decazeville communauté, il m’a fait par téléphone une proposition de rachat, entre 4 et 5 000 €. Ce qui correspondrait à une estimation réalisée par un cabinet immobilier local, qui n’a vu que l’extérieur de la maison, pas l’intérieur".

Autre option qu’André Martinez avait déjà proposée : "Vous avez 90 jours pour effectuer des travaux qui effaceraient les risques que présente votre demeure... Ceci en me promettant beaucoup de plaisir pour trouver une entreprise…"

"Aucune discussion possible"

" En 2011 J’ai acheté ce bien en l’état 30 000 € et j’ai mis ensuite autant d’argent dans les travaux. Depuis que j’y vis on ne m’a jamais parlé de risque imminent de péril. Notamment quand, comme tous les propriétaires, je paye la taxe foncière. Et maintenant, depuis le 5 avril, on m’interdit même d’y pénétrer…

Si ces travaux d’assainissement n’avaient pas été engagés, aujourd’hui je serai tranquille chez moi au Gua. C’est la stricte vérité. Ça me met en colère parce que personne ne veut entendre cela et surtout pas le maire avec qui il n’y a aucune ouverture de discussion possible, on se heurte à un mur".

Haussant le ton, elle assure : "Il veut juste que je dégage afin qu’il puisse récupérer ma maison. Pour cela, il va falloir trouver un terrain d’entente qui me convienne, c’est-à-dire que la transaction me permette d’envisager l’achat d’un autre bien. C’est pourquoi je me suis rapprochée d’un avocat, afin qu’il défende mes intérêts dans cette affaire".

ROBERT LOURENCO
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