Agathe Delon, une étudiante infirmière au front, à Mulhouse

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  • Cela fait deux semaines qu’Agathe Delon est enfin équipée pour se protéger du virus.
    Cela fait deux semaines qu’Agathe Delon est enfin équipée pour se protéger du virus. Reproduction Centre Presse / / Reproduction Centre Presse
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Originaire de Decazeville, Agathe Delon est en première année d’école d’infirmière à Mulhouse. Au cœur d’un des plus gros foyers épidémiques du pays, elle a été réquisitionnée pour travailler.

À vingt ans, Agathe Delon est en première ligne à Mulhouse. Étudiante en école d’infirmière depuis la rentrée 2019, elle a été réquisitionnée pour aider les équipes soignantes du Grand Est et faire face à l’urgence. "Je m’y attendais. Les deuxièmes et troisièmes années avaient déjà été réquisitionnés quelques jours avant", se rappelle-t-elle. Depuis un mois, elle travaille comme agent des services hospitaliers (ASH) et s’occupe de l’entretien des locaux médicaux. Après avoir travaillé en Ehpad, et même aux urgences, Agathe travaille depuis deux semaines, dans le service de rééducation du GHR de Mulhouse.

Un travail stressant

Au cœur même de l’épidémie de Covid-19, le travail est stressant et difficile. "Au début, je n’avais aucun équipement : pas de masque, ni de surchaussure", témoigne Agathe. Quand elle était en Ehpad, elle a vu des résidents angoissés par le fait de rester seuls, sans visite. "Nous étions aussi stressés, et ça n’arrangeait pas les choses", ajoute-t-elle. Dans son nouveau service, les patients se font mieux aux mesures de sécurité. Et les soignants s’y habituent aussi.

Après une légère accalmie, de nombreux patients contaminés affluent au centre hospitalier depuis quelques jours. "En rééducation, on est six ASH, et trois sont en arrêt maladie à cause du virus. La charge de travail augmente", raconte Agathe. Et même dans son service qui n’est pas dit "Covid-19", trois patients sont contaminés, et huit autres cas sont présumés.

Un virus omniprésent

Le virus est partout. Mai s ce n’est pas lui qui circule, ce sont les êtres humains qui le font circuler. "Un jour où j’étais en repos, je suis sortie faire des courses et j’ai vu beaucoup de monde se balader dehors. Ce n’est pas normal", alerte-t-elle. Même dans une des régions les plus meurtries par le Covid-19, les gens sortent. La jeune étudiante avoue les comprendre. Le beau temps est tentant, mais elle prévient : "il va falloir plus de confinement et plus de contrôles" pour venir à bout de cette pandémie.

Même si elle n’est pas encore infirmière, elle participe à la lutte contre le virus. Et elle a le sentiment que, malgré le fait qu’elle ne soit encore qu’étudiante, son travail est utile. "Je me sens fatiguée, et c’est dur d’être seule, loin de ma famille. Mais même si les conditions sont difficiles, je ne doute pas du tout de mon choix de devenir infirmière", conclut Agathe.

Margot Pougenq
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