Famille Picard : la réponse d’André Martinez

  • Un périmètre de sécurité a été établi autour de la maison en péril.
    Un périmètre de sécurité a été établi autour de la maison en péril. R. L. / R. L.
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Suite à l’article paru dans nos colonnes le 14 avril dernier, André Martinez, président de la communauté des communes Decazeville communauté apporte les précisions suivantes

"Le péril en matière d’habitat est une compétence qui est du ressort de la communauté de communes, ce sont donc les services communautaires qui se sont mobilisés pour répondre au ‘’drame’’ de la famille Picard."

En effet celle-ci a été évacuée (terme à retenir pour ces opérations) et non "expulsée", pour des raisons de sécurité, dans le cadre d’une procédure de péril imminent qui frappe leur maison.

Cette procédure a été engagée à la suite d’un signalement de l’entreprise qui devait effectuer les travaux de réseaux enterrés dans leur rue. C’est préalablement à ces travaux et pour une question de responsabilité juridique, que l’entreprise a signalé le mauvais état de cette maison.

"Bien nous a pris, poursuit André Martinez, puisque l’expert, nommé par le Tribunal administratif, a conclu dans son rapport à un ‘péril grave et imminent’. L’arrêté de péril que j’ai été amené à prendre a fixé des dates les plus souples possible pour laisser la famille prendre ses dispositions avant son évacuation.

La procédure a été respectée scrupuleusement mais avec un maximum de précautions pris dans ce premier cas de péril appliqué à une maison habitée", indique André Martinez.

Le même ajoute : "Dans cette épreuve et en dehors des services communautaires, plusieurs autres, se sont mobilisés pour aider cette famille et en particulier : les affaires sociales des services de l’état (DDCSPP), les services sociaux du département (assistante sociale), l’OPH Aveyron habitat, le chargé de ‘’réussite éducative’’ pour le suivi scolaire des enfants de Mme Picard…".

Logement d’urgence

Le maire d’Aubin et président de Decazeville communauté souligne : "La mairie d’Aubin a envisagé son ‘’logement d’urgence’’ que Mme Picard a refusé compte tenu de ses caractéristiques (T3 en étage) qui ne répondaient pas à ses attentes. Les services de l’État ont proposé deux logements d’urgence (T2 à Decazeville et T3 à Capdenac), mais c’est le service tourisme de la Communauté de communes qui a trouvé une solution provisoire que Mme Picard a accepté : un camping situé près de Decazeville. Cette solution lui a permis de garder ses animaux (2 chats et 3 chiens) ce qui n’était pas autorisé par les autres propositions.

Aux dernières nouvelles, nous avons appris par Mme Picard son prochain emménagement dans un logement locatif à Decazeville. Ce dont nous nous réjouissons. Au terme de cette démarche, grâce à la mobilisation de tous, la mise en sécurité de cette famille a abouti positivement dans un contexte de confinement. C’était avant tout notre premier objectif et nous en sommes satisfaits.

Je tiens à remercier tous les services de l’État, du département et de la Communauté de communes ainsi que le propriétaire du camping qui a accepté d’accueillir cette famille en période de fermeture, pour avoir facilité le relogement de la famille Picard. Désormais la sécurité des personnes étant assurée, il nous appartient maintenant d’assurer la sécurité de l’espace public autour de cette maison. Un périmètre de sécurité a été installé par les services municipaux, mais ne peut suffire ".

Travaux ou vente pour démolition

"Un délai a été fixé à la propriétaire pour effectuer les travaux de réfection comme décrits par l’expert nommé par le tribunal.

La mairie d’Aubin a proposé à Mme Picard, comme solution alternative, d’acheter sa maison en vue de sa démolition. Une estimation a été réalisée par un professionnel qui, comme cela a été expliqué téléphoniquement, à Mme Picard, doit tenir compte du péril qui frappe la maison.

Le prix est bas, c’est vrai, car il intègre l’estimation des coûts de mise en sécurité du bâtiment qui eux sont importants.Je souhaite à Mme Picard de pouvoir entreprendre les travaux de confortement de sa maison, dans les délais impartis. Elle a aussi la possibilité de la vendre, au prix qui lui convient et à quelqu’un qui devra, soit assumer les mêmes travaux, soit démolir la maison. Dans cette affaire strictement privée, je considère que la commune et la communauté de communes ont tout fait pour assurer la sécurité des personnes. Il n’en reste pas moins que Mme Picard, en tant que propriétaire, devra faire ses choix", conclut André Martinez.

GDM
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