Steven Fabre (New York) : "Le plus inquiétant, ce sont les répercussions !"

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  • Après un court séjour au Québec et sept années passées en Australie (il a d’ailleurs la double nationalité franco-australienne), le Ruthénois Steven Fabre a pris ses quartiers voilà deux ans en plein cœur de New York. Mais, commesa famille et ses amis d’enfance lui manquent, il boucle ses valises une à deux fois par an pour « consacrer deux semaines à respirer l’air de l’Aveyron ».
    Après un court séjour au Québec et sept années passées en Australie (il a d’ailleurs la double nationalité franco-australienne), le Ruthénois Steven Fabre a pris ses quartiers voilà deux ans en plein cœur de New York. Mais, commesa famille et ses amis d’enfance lui manquent, il boucle ses valises une à deux fois par an pour « consacrer deux semaines à respirer l’air de l’Aveyron ». / /
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S’il a du mal à "mesurer la crise sanitaire", le Ruthénois craint "le pire pour tous ceux qui se retrouvent à la rue".

"Le confinement ? Pour moi, ça n’a pas vraiment changé beaucoup de choses pendant la semaine puisque j’opérais déjà en télétravail depuis chez moi. Cela fait maintenant quatre ans que ça dure. C’est sûr que c’est plus compliqué les soirs et les week-ends puisque tout est plus ou moins fermé, et qu’il faut éviter de voir qui que ce soit". Né à Rodez, le 18 avril 1990 (joyeux anniversaire !), Steven Fabre a grandi dans le chef-lieu aveyronnais, carrément sur les berges de la rivière Aveyron, et, après avoir sillonné la planète, il a posé ses valises voilà deux ans à New York. "Je suis le Covid-19 de manière très précise depuis février mais, pour être très honnête, j’avais du mal à prendre ça au sérieux au début, reconnaît-il volontiers. Ensuite, quand j’ai vraiment commencé à faire des recherches, j’ai eu du mal à comprendre pourquoi il n’y avait pas plus de mesures sur place. C’était assez clair et tous les modèles prévoyaient la catastrophe qui allait arriver".

Les Etats-Unis fonctionnent différemment de la France, avec un système fédéral. Du coup, beaucoup de décisions doivent être prises individuellement par chaque état. "Pour ce qui est de New York, j’ai énormément de respect pour le gouverneur Andrew Cuomo qui semble prendre vraiment les bonnes décisions, au jour le jour, par rapport à ce qui se passe, note

le jeune trentenaire ruthénois. Il communique de façon honnête et ouverte. C’est très rassurant". Plusieurs hôpitaux provisoires ont été construits en quelques jours par l’armée. "Les choses commencent ainsi à aller mieux en terme d’hospitalisation mais c’est les répercussions qui sont très inquiétantes, souligne-t-il. J’ai la chance de pouvoir toujours travailler mais il y a beaucoup de personnes qui se retrouvent sans rien. Ici, il n’y a pas autant d’aides qu’en France". Il a du mal à jauger la situation : "J’ai passé deux heures hors de chez moi lors des quatre dernières semaines ! Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai été voir en voiture dans Time Square, un des endroits les plus touristiques et les plus fréquentés de la ville, un samedi après-midi. J’ai compté dix personnes, alors qu’il y en a habituellement plusieurs milliers. J’ai le sentiment que les New-Yorkais sont assez respectueux des consignes".

"Rien n’est jamais acquis"

Si les premières années de sa vie ont donc été ruthénoises, Steven Fabre a très vite eu des fourmis dans les jambes. Après un stage au Québec dans le web design, il a pris un avion pour l’Australie pour quelques mois. Qui se sont transformés en sept années ! Il a d’ailleurs la double nationalité franco-australienne. Après avoir vendu sa start-up Easee à InVision (pour laquelle il travaille), il s’est donc installé à New York. Son job : développer un outil qui permet aux designers de créer des applications mobile, des sites internet. De 6 au début du projet, ils sont passés à 50 salariés !

Quasiment toute sa famille et une bonne partie de ses amis vivent en Aveyron. Il essaie donc de rentrer "au moins une ou deux fois par an". Un séjour de deux semaines en France était d’ailleurs prévu fin mars. "J’avais acheté mes billets d’avion !, confirme Steven Fabre. Quand j’ai commencé à prendre conscience de la gravité des choses, j’ai décidé de tout annuler. Et puis, de toute façon, ça aurait été quasiment impossible de pouvoir revenir chez moi à New York par la suite. Donc, je n’avais pas vraiment le choix. Je suis bloqué ici pour quelques mois encore". Et de conclure : "En tout cas, ça m’a fait bien comprendre qu’il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Et puis, la famille me manque, c’est évident".

 

Rui Dos Santos
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