Les entreprises de l'Aveyron face à la nécessaire reprise du travail

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  • Guilhem Batut a mis de nouvelles mesures pour assurer la poursuite de l’activité sur le site d’Agen d’Aveyron.
    Guilhem Batut a mis de nouvelles mesures pour assurer la poursuite de l’activité sur le site d’Agen d’Aveyron. Ph.H. / Reproduction Centre Presse / Ph.H.
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L’entreprise de charpenterie Batut, à Agen-d’Aveyron, a repris une activité en début de semaine dernière. À l’image d’autres sociétés, les mesures sanitaires ont dû être mises en place et une toute nouvelle organisation appliquée.

Comme de nombreuses entreprises, la société Batut, à Agen-d’Aveyron, spécialisée dans la fabrication de charpentes, a repris, tout du moins en partie, son activité. Depuis mardi dernier, "nous avons repris en mode dégradé, à savoir trois jours par semaine", explique Guilhem Batut, dirigeant de l’entreprise.

Une reprise partielle qui s’est accompagnée de nombreuses mesures sanitaires devenues obligatoires. " Nous devons respecter un certain espacement entre les employés, dans les ateliers. Nous avons la chance de disposer de grands ateliers, conçus pour la fabrication de charpente. Donc, la distanciation ne pose pas de problèmes ", confie-t-il. Des gants, des masques, du gel hydroalcoolique sont également à la disposition des employés.

"Toutes les semaines je les appelais pour savoir comment ça allait. On sentait bien que tout le monde avait envie de reprendre le travail, mais pas dans n’importe quelles conditions", glisse Guilhem Batut. Une partie du personnel du bureau d’études travaille à domicile, une autre est sur le site d’Agen-d’Aveyron.

"Nous avons réussi à mettre en place toutes les directives. Même s’il y a des contradictions entre ce qui était dit au début du confinement et aujourd’hui. Mais on comprend que tout le monde improvise un peu. Chacun s’est retrouvé face à une situation inédite et, malgré tout, nécessaire puisque le confinement doit être respecté."

Un nouveau monde

Un casse-tête également administratif où "les mesures de chômage partiel évoluent sans cesse, où la médecine du travail nous livre des informations qui se contredisent parfois, souffle Guilhem Batut. C’est vraiment un nouveau monde que nous avons découvert. On a dû s’adapter rapidement."

Si l’activité s’est organisée tant bien que mal sur le site de l’entreprise, la mise en place des dispositifs sanitaires semble plus difficile sur les chantiers extérieurs. " On a briefé nos équipes qui seront amenées à travailler en dehors de notre site de production. En revanche, si je fais confiance à mes équipes, j’espère que les autres en feront de même… ", poursuit-il. Mais pour effectuer certaines tâches, les ouvriers ont besoin de masques de types FFP2 et FFP3, pour se protéger des plus fines poussières.

Quelle visibilité ?

"Les premiers sont introuvables puisque réservés, pour le moment, au personnel soignant. Et les seconds, ne sont plus fabriqués : les usines se consacrent à la production de masques chirurgicaux et FFP2", détaille Guilhem Batut.

Et le coût de ces masques de protection a bondi en quelques jours : un masque FFP2 coûte désormais 3,50 € l’unité et un masque de type chirurgical, 2 € contre 40 centimes auparavant.

Cet arrêt brutal de l’activité de l’entreprise a également des conséquences économiques.

" Nous étions sur deux belles années et la visibilité était plutôt bonne, rajoute le chef d’entreprise. Nous avions fait des investissements, mais les machines sont aujourd’hui bloquées en Italie, elles devaient arriver cet automne. Cette crise tombe vraiment mal…"

"Heureusement, nous travaillons en bonne intelligence avec nos clients, dont certains ont payé pour un travail qui forcément n’était pas encore achevé, et avec les banques qui ont joué le jeu, se félicite-t-il. Car, aujourd’hui, de nombreux chantiers sont décalés et je m’inquiète du volume d’appels d’offres qui va chuter forcément."

Les équipes de Batut charpente ont donc repris le travail, avec des perspectives forcément incertaines. À l’image de nombreuses autres entreprises du département et d’ailleurs.

Quelles sont les entreprises qui ont repris

La Chambre de commerce et d’industrie de l’Aveyron a publié sur son site internet (www.aveyron.cci.fr) une carte interactive des entreprises et commerces ouverts pendant le confinement. Ce support recense 272 enseignes à travers le département. Les entreprises ouvertes sont invitées à s’inscrire en ligne. Sont concernés, "les commerces, les entreprises de services et les producteurs dont l’ouverture est autorisée" par le décret qui fixe l’état d’urgence sanitaire, mais aussi "les entreprises ou commerces fermés au public mais qui peuvent exercer leur activité par un service drive" ou par "un service à domicile".

Philippe Henry
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