Le parc animalier de Pradinas s’attend à une saison blanche

  • Les animaux attendent aussi la venue des spectateurs.
    Les animaux attendent aussi la venue des spectateurs. Repro CP / Repro CP
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Jean-Philippe Roman, le gérant du parc, explique la gestion au quotidien de ses animaux lors de cette période de confinement.

Quand on demande à Jean-Philippe Roman, comment il gère sa structure durant cette période de confinement, sa réponse est limpide : "C’est quasiment comme d’habitude, sans public et donc sans entrée d’argent".

Quatre salariés travaillent au parc animalier mais depuis le confinement, ils ne sont plus que deux à s’occuper quotidiennement des nombreux animaux "soignés, tondus, préparés pour une éventuelle ouverture. Avec ou sans public, il faut en prendre soin ".

Pour ce qui est de la nourriture, Jean-Philippe Roman a dû s’adapter. "Avant, nous allions deux fois par semaine chercher la nourriture chez nos fournisseurs. Désormais nous nous déplaçons quatre fois. Nous avons moins de quantité de légumes, de viandes… Mais heureusement qu’ils sont toujours là. C’est un travail supplémentaire au niveau de la logistique."

Mais le plus important pour le gérant du parc, c’est le bien-être de ses pensionnaires. "Les naissances arrivent, mais ce que l’on ressent aujourd’hui quand on se déplace dans le parc, c’est le calme. Les animaux s’ennuient quand il n’y a pas les visiteurs. Donc nous les occupons."

"Il faut se dire que 2020 est perdue et penser à 2021"

Jean-Philippe Roman prend soin de ses animaux tout en pensant à la suite. Une suite qu’il ne voit qu’en 2021. Pour lui, la saison 2020 sera blanche. "Ce confinement est une énorme perte financière. J’aimerais bien ouvrir demain, mais même si après le 11 mai, le déconfinement se fera petit à petit, et que les parcs pourront ouvrir vers la mi-juillet, comment ça va se passer ? Puis avec la psychose des gens, qui est normale, je n’aurai des visiteurs que vers la fin juillet… Ça va être difficile mais il faut se dire que 2020 est perdue et penser à 2021."

Mais Jean-Philippe Roman ne s’apitoie pas sur son sort. Il espère rebondir après cette crise sanitaire. " Je pense à 2021 et à trouver des nouveautés. On ne se relèvera pas comme ça, ça ne sera pas facile, mais normalement on aura des aides de l’État et des subventions de la Région qui ne laisse pas tomber les entreprises aveyronnaises. Je relativise. Puis être confiné dans un parc il y a pire (rires). Qu’est-ce qu’on peut y faire ? "

Gages : le Jardin des bêtes dans le flou

Fermés pendant l’hiver, les parcs animaliers attendent l’été pour pouvoir profiter des touristes et faire entrer de l’argent dans les caisses. Mais cette année, les ouvertures étant compromises, les sites vont devoir piocher dans les réserves. " On attend toujours l’ouverture avec impatience après cinq mois de fermeture, explique Anne Guy, cogérante avec son fils du Jardin des bêtes à Gages. On espère ouvrir début juillet. on ne s’alarme pas trop pour le moment car on a de la trésorerie, mais bon il ne faut pas que ça dure tout l’été. Mais déjà, avec la période des vacances d’avril, on a dû perdre 20 % de notre chiffre d’affaires. Car, en plus du confinement, il a fait beau. Ce fut la double peine. "

Alexis Bargallo
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