Prieuré du Sauvage, du XIe siècle à nos jours

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  • Magnifique Prieuré du Sauvage.
    Magnifique Prieuré du Sauvage.
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Robert Teyssèdre, vice-président de l’association Les amis du Prieuré du Sauvage a gentiment accepté de nous résumer l’histoire de ce site.

Le Prieuré du Sauvage construit à la fin du XIIe siècle (plusieurs décennies avant la cathédrale de Rodez) abrita pendant près de six siècles des moines de l’ordre de Grandmont.

Cet ordre s’inscrit dans le renouveau du monachisme aux XIe et XIIe siècles. Une élite spirituelle rejetait à cette époque la vie monastique installée dans le confort matériel et recherchait la solitude pour la prière et la contemplation en créant une communauté dans des lieux isolés retirés du monde tel Le Sauvage, Comberoumal...

Étienne de Muret, fondateur de l’ordre grandmontain.

Étienne de Muret (1046-1124) était le fils du vicomte de Thiers, À l’âge de 13 ans, il fut confié, pour son éducation, au doyen du chapitre de Paris qui l’emmena avec lui à Rome où il se rendit en mission auprès du pape Alexandre II. Il devait y rester deux ou trois ans, mais en fait, il y restera une vingtaine d’années et durant son séjour dans la ville sainte, il aura l’occasion de côtoyer des moines de la région de Calabre qui vont fortement l’influencer sur sa future vie érémitique. Lors de son retour en France, dans les années 1075, ses parents sont décédés. Il renonce alors à son titre de noblesse, il vend tous ses biens matériels, il distribue l’argent aux pauvres et il s’isole, rejoint par quelques disciples, dans les bois d’Ambasazac. Ils vont vivre une vie érémitique consacrée à la prière et à la contemplation, à l’image des ermites calabrais dans un dénuement total se nourrissant d’oboles et de fruits, proposant gracieusement une éducation religieuse aux gens de la région. Malgré ce dénuement, ils avaient toujours des restes qu’ils distribuaient aux pauvres de la région, ce qui leur valut le surnom de "Petits Bonhommes".

À la mort d’Étienne, le 8 février 1124, cette petite communauté est chassée des bois d’Ambazac par les Bénédictins qui étaient jaloux de la popularité acquise auprès des gens de la région. Elle va trouver refuge à une quinzaine de kilomètres plus au nord sur un plateau, emplacement consenti par l’évêque de Limoges qui se nomme le plateau de Grandmont, d’où l’origine de cet ordre. Les règles de l’ordre de Grandmont furent rédigées par Étienne de Muret, mais furent mises en application après son décès par un de ses disciples, Hugue de la Certa.

Des règles strictes et austères, mais certaines d’entre elles furent allègrement transgressées au cours des siècles.

Les grands principes étaient : l’obéissance à Dieu, observation du silence hormis pour les prières et les chants, refus de possession de terre, non tenue d’archives, non-possession de bétail et de revenu agricole, ne pas recevoir de femmes...

Deux communautés cohabiteront dans ce Prieuré : les clercs qui devront se consacrer au spirituel et les convers (des frères laïcs) qui assureront le temporel, Cette cohabitation posera de réels problèmes mettant en danger l’harmonie de l’ordre.

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