Rugby : la fin de saison anticipée, un manque à gagner pour les clubs

  • Les stades sont souvent pleins lors des phases finales, comme cela a été le cas pour LSA en 2015, avec une montée en Fédérale 2 à la clé.
    Les stades sont souvent pleins lors des phases finales, comme cela a été le cas pour LSA en 2015, avec une montée en Fédérale 2 à la clé. Archives Centre Presse / Jean-Louis Bories / Archives Centre Presse
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Les clubs aveyronnais sont privés des phases finales et des entrées d’argent qu’elles entraînent.

Elles animent le printemps des rugbymen, mais ont été sévérement plaquées, cette année, par l’épidémie de Covid-19. Les phases finales des championnats amateurs n’auront pas lieu en 2020. La fédération a décidé de mettre un terme prématuré à la saison et il faudra attendre un an pour apprécier de nouveau le parfum des rencontres éliminatoires.

"C’est triste car c’est la récompense de l’investissement d’une saison, regrette Christian Murat, co-président de Decazeville, en Fédérale 3, qui avait quasiment assuré sa qualification. En plus, cela fait six ou sept ans que nous n’avons pas connu cela. Un an après notre relégation, c’était l’occasion de sortir les drapeaux, de remplir des bus et de vivre des moments magiques, entre supporters, joueurs et dirigeants."

Au-delà de l’absence du sommet sportif de la saison et de la suppression d’un moment festif attendu par tous les amateurs de ballon ovale, cette décision a des répercussions sur le plan économique. Les phases finales sont en effet synonymes d’entrée d’argent importante pour les clubs, car ces affiches attirent un public nombreux.

"Quand on obtient la qualification, on sait que l’on va avoir une paire de matches supplémentaires, des entrées au stade et de l’engouement", confirme Patrick Galtier, le président de Saint-Affrique. Classé troisième de sa poule d’Honneur, le club était en position de se qualifier pour les phases finales avant l’arrêt des compétitions, comme sept autres formations du département. Au-delà des recettes enregistrées le jour du match, "cela peut aussi entraîner une meilleure rétribution de la part des sponsors", assure-t-il.

"Cela aurait été un plus"

"Nous avons des entrées au stade en moins, alors que nous aurions dû jouer un match de phase finale à domicile, ainsi qu’un autre de saison réguière", ajoute Stéphane Floirac, le président de Rodez rugby.

Mais comme son homologue du Sud-Aveyron, il assure que ce manque n’aura pas trop de conséquences sur les finances du club. "Nos finances sont saines et nous n’avons pas trop de pression à ce niveau car nous n’avons pas de masse salariale. Notre plus grosse dépense, c’est les frais de déplacement", affirme le dirigeant. "Nous ne dépensons pas l’argent que nous n’avons pas, poursuit Patrick Galtier. Nous avons un manque à gagner, car nous espérions des entrées d’argent supplémentaires, grâce aux repas d’avant match et à la buvette. Mais nous ne comptions pas dessus pour équilibrer le budget."

La tendance est similaire à Decazeville. "Cela aurait fait un plus, mais comme notre trésorerie est saine, cela n’est pas un trop gros problème", avance Christian Murat. Et tous ces clubs ont désormais un défi en commun : performer la saison prochaine pour connaître de nouveau les joies des phases finales. Et de leurs retombées financières.

Des craintes pour la suite

Au-delà de la saison actuelle et du manque à gagner avec l’annulation des phases finales, les clubs de rugby du département ont des craintes pour l’avenir, sur le plan économique. Plusieurs dirigeants redoutent des répercutions de la crise économique à venir, qui pourrait toucher un grand nombre de leurs sponsors. "Si nos partenaires sont fermés pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, je vois mal comment ils pourront nous soutenir, avance Christian Capelle, trésorier de l’Avenir Villefranche XV. Ils penseront d’abord à sauver leur entreprise, ce qui est normal." "Ce sera très compliqué d’aller chercher de l’argent pour la saison prochaine", approuve Patrick Galtier, président de Saint-Affrique. Une crainte partagée par son homologue ruthéois, Stéphane Floirac. "Parmi nos partenaires, nous avons des restaurateurs, des hôtelliers, qui souffrent en ce moment, dit-il. On se prépare à avoir un budget en baisse pour la saison prochaine."

 

Guillaume Verdu
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