Déconfinement : Jean-Louis Grimal : "Les maires sont aux côtés de l’État"

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  • « Nous nous adapterons à ce que dira Edouard Philippe », assure Jean-Louis Grimal, président de l’Association des maires de l’Aveyron.
    « Nous nous adapterons à ce que dira Edouard Philippe », assure Jean-Louis Grimal, président de l’Association des maires de l’Aveyron. Repro CPA / Repro CPA
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Le maire de Curan et président de l’Association des maires de l’Aveyron attend les annonces d’Edouard Philippe, cet après-midi.

Cet après-midi, le Premier ministre Edouard Philippe va annoncer à l’Assemblée nationale le plan de déconfinement. Quelles sont vos attentes ?

J’attends de voir ce que va nous dire le Premier ministre. Actuellement, pas grand monde ne sait comment cela va se passer, que ce soit sur les modalités de sortie du confinement ou la rentrée des classes. Ni même si les parents seront enclins à mettre leurs enfants à l’école.

Les élus locaux ont-ils été sondés pour l’élaboration du plan de déconfinement ?

Le président Macron s’est réuni avec des maires (par visioconférence, jeudi dernier, NDLR), parmi ceux-là je pense qu’il y avait des élus ruraux. Nous les maires, nous sommes aux côtés de l’État afin que le confinement se passe pour le mieux. De par notre fonction, nous sommes au plus près de la population. Le président de la République nous a écoutés, ce qui est une très bonne chose. Et pour la suite, on s’adaptera à ce que nous dira Edouard Philippe.

L’une des questions épineuses concerne la reprise dans les écoles.

Pour l’instant, nous savons que la rentrée sera progressive. Mais le problème pour les élus est lié au côté sanitaire, avec la place qu’il va falloir dans les classes, le casse-tête de l’organisation des transports scolaires ou encore le problème de la cantine. Faudra-t-il plusieurs salles ? Porter des plateaux-repas en classe ? Ce sont les questionnements qui se posent aujourd’hui.

Quel rôle peuvent jouer les maires dans la distribution des masques à la population ?

Au début de la crise, l’État a dit qu’il fallait que le duo préfet-maire doive travailler ensemble. Des masques sont vendus dans différentes officines, comme les bureaux de tabac ou les pharmacies. Les communes aussi peuvent en fournir, mais elles ne pourront pas fournir tous les masques dont la population a besoin.

L’Association des maires de l’Aveyron a passé une commande de masques fin mars. En avez-vous prévu d’autres ?

Nous avions effectué une commande de 110 000 masques et nous avons reçu un premier contingent, essentiellement pour le personnel des collectivités. Nous avons passé une autre commande de masques alternatifs, là aussi pour le personnel des collectivités. Pour la suite, nous attendons de voir ce que nous dira Edouard Philippe au sujet des masques.

Pierre Pantanella : « Au nom de l’économie, on ne mettra pas en danger nos enfants »

Pierre Pantanella, président de l’association des maires ruraux de France (AMRF) en Aveyron, va attendre, comme de millions de Français, la prise de parole du Premier ministre Édouard Philippe concernant le déconfinement aujourd’hui à 15 heures. Mais une chose est déjà certaine, « on ne fera rien qui va à l’encontre de la santé de la population. Quelles que soient les demandes, on assumera ce qu’on devra assumer. Mais en tant que maire, on doit protéger la population. On ne fera rien si on est contre les propositions de l’État et si la sécurité des habitants est en jeu. »

« On veut des débats locaux, sinon, on n’ouvrira pas »

Concernant les écoles, pour le moment, la question de la reprise est floue. « Nous, ce qu’on demande, c’est d’organiser des réunions sur chaque territoire. Il faut discuter cas par cas. Chaque école est différente. Ce n’est pas une personne qui doit décider seule à Paris… On veut des débats locaux entre l’État, les communes et l’éducation nationale.  Si on n’a pas ces réunions, on n’ouvrira pas. Si on a ces débats, et que la sécurité des enfants, des professeurs et du personnel communal sera assurée, alors les écoles pourront rouvrir. Mais pour le moment, il y a encore beaucoup de questions. Notamment comment on organise les cantines, les transports scolaires, faut-il des masques, du gel hydroalcoolique… »

« Pour deux mois de masques, il y en a pour 2 000 euros »

Une des autres interrogations de Pierre Pantanella, est au niveau des masques. « J’entends le Président de la République dire que les masques seront délivrés par les mairies. C’est bien. Mais qui paye, qui fait les commandes, qui les livre ? A Saint-Rome-de-Cernon, nous avons commandé des masques pour le personnel communal, mais cela à un coût. Pour deux mois de masques, il y en a pour 2000 euros. On pourra le faire deux mois mais après ça sera impossible. Je comprends que la France doit se reprendre économiquement. Mais au nom de l’économie, on ne pourra pas mettre en danger notre population. La priorité reste l’humain. »  

 

Guillaume Verdu et Alexis Bargallo
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