Un compatriote parisien au moral en berne

  • Confinement oblige, la vie a déserté  les restaurants.
    Confinement oblige, la vie a déserté les restaurants.
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Il a ses racines à Florentin, il passe ses vacances à Florentin mais il est restaurateur sur Paris. Il est passionné par son métier, c’est sa vie mais en cette période de confinement, il a le moral en berne et attend avec impatience le retour de la vraie vie. Voici son témoignage teinté de dépit :

"Du jour au lendemain, nous avons dû arrêter notre activité, beaucoup de marchandise perdue même si on a pu en congeler un peu. En tant que travailleur indépendant et en ce qui me concerne, je n’ai droit à aucune aide.

Les assurances prendront ce qu’elles pourront car une crise sanitaire ne fait pas partie des catastrophes naturelles. J’ai des loyers à payer et il est difficile de dire aux propriétaires qu’on ne va pas payer.

Les annonces de l’Etat ne sont pas concrètes, sans cesse en contradiction.

Côté moral, c’est très dur ; j’ai 120 employés répartis sur 5 établissements et nous ne pouvons rien faire.

Nous sommes situés dans un quartier où sont implantés cinémas, théâtres et bureaux, les clients ne sont plus là, nous ne pouvons donc envisager de préparer des repas à emporter.

J’essaye de m’occuper ; tous les matins, je me rends dans mes établissements où je fais un peu de travail administratif. J’appelle souvent les copains, l’après-midi je fais de la marche, un peu de lecture, je regarde un peu la télé.

Cela fait 40 ans que je suis à mon compte et depuis 1982 je n’ai jamais fermé mes restaurants même pendant les vacances. Ils sont ouverts 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Lorsque je suis en congés à Florentin, j’appelle mes employés tous les jours. Personnellement, cela ne représente pas une contrainte pour moi, j’aime ça et c’est vraiment difficile pour moi de changer de vie d’un seul coup et du jour au lendemain.

Lorsque la reprise va s’amorcer, il y a une chose qui va me manquer ; avec les mesures barrières dont le port du masque et la distanciation, on n’aura plus cette convivialité que j’aime, cette ambiance "bistrot", et on ne peut pas savoir combien de temps cela va durer.

Une note positive : avec mon épouse, nous sommes heureux que nos enfants puissent vivre actuellement dans des appartements assez grands avec un peu d’espace à l’extérieur ; ils se sont organisés dès le premier jour, ils peuvent travailler à distance et s’occuper de la scolarité des enfants." .

CORRESPONDANT
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