Déconfinement : toute l’Occitanie  est au “vert”… pour l’instant

Abonnés
  • Les voyants sont au vert pour Rodez et l'Aveyron depuis mardi 27 avril
    Les voyants sont au vert pour Rodez et l'Aveyron depuis mardi 27 avril José A. Torres / José A. Torres
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Edouard Philippe a annoncé mardi 28 avril que le déconfinement progressif serait « accompagné d’une différenciation selon les territoires ». Selon trois critères. Explications. 

 

1. A l’échelle des départements

Il avait été évoqué un déconfinement par région, ce sera par département. L’échelon idoine, selon le Premier ministre, pour observer l’évolution de l’épidémie. Dans son discours devant l’Assemblée nationale, il a cité à onze reprises les départements pour « progressivement préparer le 11 mai en surveillant tous les indicateurs pour vérifier, département par département, que nous pouvons effectivement lancer les opérations à cette date ».

2. Les trois critères retenus

Le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé ce mercredi une « différenciation entre les territoires, ceux où il y a un risque plus élevé d’épidémie et de saturation des hôpitaux, et ceux où l’épidémie a été assez peu intense ». Trois critères permettront d’identifier les départements dits rouges, où le déconfinement prendra une forme plus stricte : le taux de nouveaux cas qui sera examiné sur une période de 7 jours afin de détecter l’activité de la circulation du virus ; les capacités hospitalières régionales en réanimation encore tendues ; la qualité du système de surveillance, en particulier le système local de tests et de détection des cas contacts, n’est pas suffisante.
On ne connaît pas, en revanche, l’algorithme  précis qui fait basculer un département dans le “rouge”.

3. Une carte donnée chaque jour

C’est le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon qui sera chargé de donner, chaque jour, la liste des départements “verts” et “rouges”. Une première carte sera donnée ce jeudi soir. Elle ne sera livrée qu’à titre informatif. Les résultats seront gelés à compter de la semaine prochaine. C’est à partir du jeudi 7 mai que les règles de déconfinement s’appliqueront.

4. Les conséquences pour les “rouges”

La liste des mesures coercitives dans les départements “rouges” n’est pas encore établie. Mais dans son discours, on sait qu’Édouard Philippe a précisé, par exemple, que les collèges n’ouvriront le 18 mai que dans les départements « où la circulation du virus est très faible ». Le Premier ministre a également précisé mercredi que dans les départements “rouges”, les élus locaux et les préfectures devront « trouver le bon rythme d’ouverture des écoles ». Autre mesure annoncée : l’ouverture des parcs et jardins ne sera possible que dans les départements “verts”. On compte, à ce jour, 34 départements “rouges”, dont Paris.

5. Le déconfinement en Occitanie

Les 13 départements de la région Occitanie sont pour l’heure en “vert”. Ils devraient le rester dans la carte indicative communiquée ce jeudi par Jérôme Salomon. Le 20 avril dernier, les estimations du Guide Santé notaient quatre départements en “rouge” : le Gard, l’Aveyron, le Gers et le Lot. Ce n’est plus le cas au 27 avril. Mais rien ne dit qu’ils le resteront le 7 mai. Le principe reste le même : la circulation du virus doit rester faible, les lits de réanimation disponibles et les tests engagés de façon significative. Les meilleurs élèves d’Occitanie étaient les Pyrénées-Orientales et l’Aude avec les meilleurs taux de décroissance des admissions hospitalières et un taux de disponibilité des lits de réanimation supérieur à 75 %.

6. Mais quid alors  de la circulation ?

Cela promet d’être un vrai casse-tête mais circuler entre un département “vert” et un “rouge” sera soumis à une limitation d’un « déplacement impérieux ». 


 

Yannick Povillon
Voir les commentaires
Réagir