L’aéroport Rodez-Aveyron reste prêt à redécoller

  • Rodez-Paris : la compagnie Amelia reste soumis à la réouverture d’Orly et à la demande de la clientèle.
    Rodez-Paris : la compagnie Amelia reste soumis à la réouverture d’Orly et à la demande de la clientèle. Archives P.L. / Archives P.L.
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Toujours soumis au flou des directives nationales, opérateurs et gestionnaire se préparent à la reprise… En juin si tout va bien.

Le temps suspend son vol au sens propre du terme à l’aéroport de Rodez, où tant les opérateurs que le syndicat mixte et la société d’économie mixte attendent les directives nationales pour relancer le trafic. "On peut espérer une reprise dans les prochains jours, probablement en mode dégradé. Et à partir de juin, mais cela reste hypothétique", avance Christian Tieulié, président de la SAEML Air 12, gestionnaire de la structure.

Orly fermé : seul Ryanair n’est pas impacté

"Nous restons suspendus à la réouverture d’Orly, ce qui est loin d’être fait. Serions-nous sinon, autorisés à atterrir à Roissy ? On ne sait pas". Les courriers proposés par Ryanair suivent la même absence de mouvement. "Ils nous ont donné signe de vie, ils ne veulent pas abandonner l’Aveyron, c’est plutôt positif. Surtout que l’espace Schengen vient de rouvrir, on a espoir du maintien d’une ligne vers Bruxelles, même vers le Royaume-Uni", poursuit Christian Tieulié.

"Ryanair travaille au coup par coup et repousse de quinze jours en quinze jours, ajoute le directeur général de l’aéroport, Vincent Meneghetti. Sur les liaisons qu’ils proposent, on constate à ce jour que les réservations sont plutôt bonnes pour juin, juillet et août. On verra bien…".

Pour le second opérateur, Amelia, délégataire de service public depuis le début de l’année, l’heure est également à l’expectative (lire en encadré). "On est très vigilants sur la situation. Nous sommes en contact permanent avec la compagnie sur l’organisation de la reprise. Et l’on est confiant pour qu’ils puissent reprendre le service", assure Vincent Méneghetti.

L’aérogare rouvre lundi

Depuis le début du confinement, l’aéroport n’a pas, pour autant, fermé ses portes. "Nous sommes restés ouverts pour assurer notamment le trafic des évacuations sanitaires, des dons d’organes, avoue Vincent Méneghetti. Une à deux fois par semaine, des liaisons aériennes ont ainsi été assurées pour garantir, via une association d’avions privés, le transport de soignants depuis Rodez. Et notamment vers Mulhouse. Ce service public continue à être assuré, les contrôleurs aériens doivent ainsi reprendre leur travail dès lundi… Et ce, pour le trafic privé de l’aéroclub notamment, mais rien n’est encore défini".En tout cas, l’aéroport se tient prêt. Et doit rouvrir son aérogare dès le 11 mai pour que le public vienne se renseigner… Même s’il n’y a pas de vols à proposer. Le directeur général le confirme : "On anticipe, on met en place toutes les conditions sanitaires indispensables pour recevoir le public". Faute de mieux.

Reprise : Amelia sur les starting-blocks

On est prêt à repartir demain, assure Solenne Regourd, directrice des programmes de la compagnie Amelia, délégataire de la ligne Rodez-Paris. Seules trois inconnues demeurent : la réouverture d’Orly, aura-t-on des clients pour monter dans l’avion et quelles seront les modalités de confinement à moyen terme". Et de préciser : "On est prêts à mettre un avion demain, mais encore faut-il qu’il ne soit pas vide. Et pour l’instant, en matière de réservations, c’est le calme plat… Dès que l’on percevra le besoin des clients, plein de scénarios de reprise s’offrent à nous. On sera très réactif". Solenne Regourd précise également que cette reprise sera progressive, en mode décalé : tous les courriers quotidiens ne seront peut-être pas assurés. "La demande et le contexte décideront". Amelia n’est pas resté les bras croisés jusqu’alors, en améliorant son site de réservations pour offrir de meilleures prestations aux voyageurs. Tous les ingrédients sont donc réunis.

Christophe Cathala
Voir les commentaires
Réagir