Réouverture des marchés : "On a envie de dire merci à tous nos clients", dit Valérie Lafage, présidente de l'Apama

  • Valérie Lafage, présidente de de l'Association de promotion et d’animation des marchés de l’Aveyron.
    Valérie Lafage, présidente de de l'Association de promotion et d’animation des marchés de l’Aveyron. Centre Presse / Philippe Routhe / Centre Presse
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Les marchés vont retrouver leur place, tout en étant accompagnés de nouvelles mesures. Le point avec la présidente de l'Association de promotion et d’animation des marchés de l’Aveyron (Apama), Valérie Lafage, qui revient sur ces deux mois de confinement et l’organisation des marchés de Rodez.

Autre signe que les populations vont pouvoir respirer un peu : la réouverture des marchés de plein vent. Pas un mince sujet, tant ces marchés de France et de Navarre sont inscrits dans l’ADN de nombre de villes et villages. Rodez, Marcillac, Espalion, Millau, Saint-Affrique, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, etc. autant de marchés qui égayent les semaines aveyronnaises. Autant d’appels à leur réouverture qui ont été lancés…

Si à l’association de promotion et d’animation des marchés de l’Aveyron (Apama), on accueille évidemment la nouvelle avec le sourire, voire avec une pointe d’impatience, on n’en oublie pas moins les deux mois qui viennent de s’écouler et la relation qui s’est nouée avec la clientèle. "C’est tout simple, mais on a envie de dire merci à tous ces gens" glisse Valérie Lafage, productrice de fruits et légumes à la ferme d’Agen d’Aveyron et présidente de l’Apama. "Très vite ils se sont tournés vers nous, les producteurs, pour s’approvisionner. Chacun a fait l’effort, l’un de communiquer l’autre de chercher où trouver le producteur ou ses produits… On le voit chez nous, à la ferme, mais c’est pareil chez nombre de producteurs, il y a notre clientèle habituelle qui est venue vers nous, certes, mais de nouvelles personnes se sont également tournées vers nous. Cet écho-là, on l’entend un peu partout dans le département".

Un élan qui a entre autres permis à ces producteurs de maintenir leur activité et, surtout, "a évité que nous nous retrouvions avec une récolte qui aurait péri sans cela", explique Valérie Lafage. "Puis il y a eu de nouvelles rencontres, comme au drive de Bourran" se réjouit la présidente de l’Apama.

Une présidente ravie, donc, de la réouverture des marchés de plein vent à partir du 11 mai (à la discrétion des maires s’ils s’estiment en mesure d’imposer les règles sanitaires).

A commencer par ceux de Rodez. Tout en ayant bien conscience que le marché du mercredi 13 mai, le premier du déconfinement à Rodez, ne ressemblera pas à la sympathique foire aux "papotages" que tous ces marchés ont l’habitude de générer. D’abord parce que les cafés et brasseries seront toujours fermés, elles. " Le café et le petit croissant nous manqueront" glisse Valérie.

Sens unique de circulation, gels hydroalcooliques, interdiction de toucher les produits…

Puis parce qu’une réglementation a été mise en place en lien avec la municipalité ruthénoise afin de favoriser au maximum le respect des règles sanitaires.

Ainsi, d’une manière globale, à Rodez, les marchés ont été "aérés". Des stands d’un maximum de huit mètres seront ainsi dressés. Un sens de circulation, avec une entrée et une sortie, et possibilité d’utiliser du gel hydroalcoolique, a été mis en place. Le tout sous la surveillance d’agents de la police municipale.

"Tous les marchands sont appelés à veiller aux gestes barrières", glisse la présidente de l’Apama, l’association ayant fourni à ses adhérents de quoi s’équiper d’une visière et des flacons de gels hydroalcooliques.

"De même, il sera demandé à la clientèle de ne pas se servir elle-même, mais de se faire servir. Cette décision doit également permettre d’aller plus vite et fluidifier le trafic", explique Valérie Lafage. Pour ce marché du mercredi, les commerçants non sédentaires se retrouveront, eux, sur la place Eugène-Raynaldy, devant la mairie. Toujours avec la nécessité de respecter un sens de circulation.

Le marché du samedi, toujours à Rodez, sera dans la même configuration, ou presque, que celui du 14 mars. L’heure n’est pas encore venue pour ce marché-là de retrouver la toute nouvelle place de la Cité. En revanche, pour cette partie de la ville, l’entrée du marché se situera sur cette même place de la cité. La clientèle pourra ensuite aller place Emma-Calvé, descendre la rue Frayssinous et rejoindre le boulevard d’Estournel. Place du Bourg, il sera dans sa configuration quasi habituelle.

Pour mémoire, le marché du mercredi, à Rodez, compte soixante-cinq marchands et celui du samedi près de cent quarante.

"Nous avons tout de même veillé à ne pas trop déplacer les stands afin que les gens ne soient pas trop désorientés" explique Valérie Lafage.

Mais il n’en demeure pas moins qu’une ambiance "particulière" pourrait présider à ce premier rendez-vous. "On ne sait pas trop à quoi s’attendre pour ce premier marché, car on voit bien aussi que de nouvelles habitudes de consommation ont été prises", explique la présidente de l’Apama. En attendant, même si les échanges seront brefs, on peut être sûr qu’il y aura un sourire derrière les masques…

Philippe Routhe
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