La romancière Sandrine Collette lauréate du grand prix RTL/Lire

  • La romancière Sandrine Collette a remporté jeudi le grand prix RTL/Lire pour "Et toujours les forêts"
    La romancière Sandrine Collette a remporté jeudi le grand prix RTL/Lire pour "Et toujours les forêts" Courtesy of JC Lattès / Courtesy of JC Lattès
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(AFP) - La romancière Sandrine Collette a remporté jeudi le grand prix RTL/Lire pour "Et toujours les forêts", fiction post-apocalyptique racontant l'effondrement d'un monde terriblement semblable au nôtre.

Le grand prix RTL/Lire aurait dû être décerné le 19 mars mais avait été repoussé en raison de l'épidémie de coronavirus.

Paru en janvier, le livre de Sandrine Collette avait déjà été récompensé par le prix de La Closerie des Lilas au mois d'avril.

Publié chez JC Lattès (336 pages, 20 euros), le huitième livre de la romancière âgée de 50 ans, une autrice venue du polar (elle a notamment obtenu le grand prix de littérature policière en 2013 et le prix Landerneau du polar en 2016), est terrifiant et bouleversant.

L'apocalypse décrite par la romancière n'est pas causée par une épidémie. Un jour, on ne saura pas vraiment pourquoi (Sandrine Collette évoque discrètement le réchauffement climatique), un "souffle infini" embrase la surface de la planète. Ni la végétation, ni les animaux, ni la plupart des êtres humains n'y survivront.

Parmi les rares rescapés de ce désastre (la romancière a placé un verset de l'Apocalypse de Jean en exergue de son roman), se trouve Corentin, un jeune homme à l'enfance malmenée.

Abandonné par sa mère, traîné de foyer en foyer, il a été finalement confié à Augustine, une très vieille femme au tempérament rugueux qui vit au cœur de la vallée des Forêts.

Quand survient le cataclysme, Corentin (qui vit désormais dans la "Grande Ville") fête la fin de l'année universitaire avec quelques amis, réunis dans des catacombes. Quand les jeunes gens remonteront à la surface ce sera pour découvrir un monde effroyable, où le soleil ne brille plus. Les premiers à sortir sont immédiatement foudroyés.

Indemne et traumatisé, Corentin retourne vers la Forêt, "voir si Augustine est toujours vivante"... On suit ce voyage halluciné parmi des paysages ravagés et silencieux. Tout est gris, la pluie est devenue terriblement acide.

Au bout du périlleux chemin, le jeune homme retrouvera le hameau de son enfance. Y aura-t-il la vieille Augustine? En tout cas, il y a Mathilde avec qui, enfant, il s'était promis de se marier.

Un homme, une femme, une promesse fragile d'humanité... Pourquoi pas veut nous faire croire l'écrivaine dont le roman, pessimiste mais pas désespéré, peut se lire aussi comme une ode à la survie, un manifeste de résistance.

L'an dernier, le grand prix RTL/lire avait été décerné à Joseph Ponthus pour "A la ligne" (La Table ronde).

Relaxnews
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