Un vent de colère a soufflé sur le marché

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  • De saison, la vente des plants. De toute saison, les poulets rôtis, place André Lescure, ou les vêtements dont des déballages ont eu lieu sur les allées Aristide Briand./Photos DDM.
    De saison, la vente des plants. De toute saison, les poulets rôtis, place André Lescure, ou les vêtements dont des déballages ont eu lieu sur les allées Aristide Briand./Photos DDM.
  • Place Notre-Dame, le cœur et le symbole du marché de Villefranche./Photo DDM
    Place Notre-Dame, le cœur et le symbole du marché de Villefranche./Photo DDM
  • Un vent de colère a soufflé sur le marché
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La mairie avait décidé de le rouvrir en prenant de nombreuses précautions sanitaires. Mais mercredi, en fin d’après midi, le marché n’est pas maintenu, préfecture et municipalité se renvoyant la balle de la responsabilité de la décision.

Quel pataquès ! À ne rien y comprendre. C’est l’histoire du marché de ce dernier jeudi, qui devait retrouver sa forme habituelle après la sortie du confinement. La mairie avait décidé de le rouvrir en prenant de nombreuses précautions sanitaires.

Mais mercredi, en fin d’après midi, on apprend que le marché n’est pas maintenu, préfecture et municipalité se renvoyant la balle de la responsabilité de la décision.

Remontons le fil de cette journée de mercredi. Le matin, réunion en sous-préfecture. Pour la municipalité, Jean-Michel Ribas détaille les mesures de protection sanitaire prévues.

La sous-préfète veut un courrier du maire sollicitant la réouverture du marché. Il lui est adressé. Et dans l’après-midi, tombe la réponse. "Après avoir étudié les conditions d’organisation du marché et des mesures de sécurité prévues et qu’a exposées M. Ribas, au vu du plan élaboré, nous avons conclu à l’impossibilité de maintenir le marché du 14 mai, au regard de l’étendue des quatre zones d’implantation, leur porosité, le nombre de commerçants estimés (120) et le haut niveau de fréquentation attendu.", écrit en substance Pascale Rodrigo. Ne sont tolérés que trois points de livraison de produits, comme les jeudis précédents. Restait alors aux élus à prévenir les marchands de l’annulation du marché.

À la dernière minute. Mais tous n’ont pu être joints. Et hier matin, forte tension sur le marché, avec la police municipale qui interdisait le déballage à ceux qui n’y étaient pas autorisés.

Certains sont repartis, mais d’autres se sont quand même installés, même pour des produits non alimentaires (vêtements chaussures), place Notre-Dame, place André-Lescure, dans et autour de la halle et sur les allées Aristide-Briand. Sans que leur colère ne s’estompe.

"C’est complètement illégal de nous empêcher de travailler. Les commerces sont ouverts. Pourquoi nous, ne pourrions-nous pas déballer. Le marché de Villefranche est l’un des plus gros, il concourt à l’attractivité de la ville. il faut réamorcer la pompe et nous laisser travailler. C’est notre gagne-pain", s’emportait Patrick Pellat.

Même ton pour Maud Lagarrigue, la volaillère de Vabre-Tizac qui s’était exilée place Bernard-Lhez. "Quand j’ai été avertie, et encore par un client, j’avais tué cent volailles. J’en fais quoi. Je suis très en colère."

Brigitte Mazars dénonçait aussi la décision. "Aujourd’hui, les marchés sont ouverts, dans la mesure où les mairies mettent en place toutes les dispositions sanitaires. Ce qui est le cas à Villefranche. Pourquoi alors ne pas les autoriser. On a joué la transparence. Cela nous retombe dessus. Ce sont les producteurs qui payent les chicaneries".

Gérard Lacassagne, le Monsieur marché de la municipalité Roques, ne comprend pas non plus. "Nous avons pris toutes les mesures recommandées, que l’on a essayé d’adapter à la situation géographique de notre marché."

En revanche, il dit "comprendre le mécontentement des producteurs".

Et jeudi prochain, jeudi de l’Ascension, on fait comment ?

La sous-préfète a proposé une solution alternative, au Saint-Jean. "avec une trentaine d’exposants et le comptage des clients afin de ne pas dépasser cent personnes". Pas sûr que cela convienne aux vendeurs, qui ont promis de déballer, autorisation ou pas. "Il est sûr qu’à l’avenir on ne pourra pas les empêcher", estime Gérard Lacassagne.

Ce qui a été le cas hier, pour un marché qui, finalement, a repris une partie de son aspect habituel.

LABRO Guy
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