Couvent de Malet : neuf siècles de tradition d’accueil et de partage

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  • Un imposant ensemble de bâtiments au pied d’un versant ensoleillé.
    Un imposant ensemble de bâtiments au pied d’un versant ensoleillé. repro cpa / repro cpa
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À un kilomètre de Saintt-Côme sur la route d’Aubrac, un imposant bâtiment du XIXe siècle, dominé par le clocher de la chapelle témoigne de l’importance de la congrégation des religieuses Ursulines.

L’histoire du convent de Malet débute XIIe siècle lorsqu’en 1152 le seigneur de Calmont cède le « mas de Malet » à la toute jeune communauté des Moines Hospitaliers d’Aubrac fondée en 1122 par le comte Adalard de Flandre, pour l’accueil et la protection des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.
En raison de la douceur de son climat, Malet devient rapidement la résidence des moines ainsi que celle des Doms. Ils construisirent de vastes bâtiments, défrichèrent les terres avoisinantes et plantèrent des vignes… La réputation du vin de Malet va s’étendre et le domaine grandement prospérer.
Encore aujourd’hui, le site témoigne largement de l’œuvre des moines avec son magnifique portail d’entrée, de style Henri II, l’escalier de pierre ou les armoiries du Cardinal Georges d’Armagnac, Dom d’Aubrac de 1546 à 1585. Il va de soi qu’un y pratique aussi l’aumône et la prière.
Même si au XVIIIe siècle certains notent des « moines se laissant aller aux plaisirs de la vie facile ». La révolution va les surprendre comme un châtiment du Ciel.

Le mas devient un couvent

Les moines dispersés, le domaine est vendu en 1791 comme bien national. Il devient la propriété de M. Guichard, qui va en être l’homme providentiel. Son idée de le restituer aux moines n’étant pas réalisable, il décide de fonder une institution pour l’éducation des jeunes filles. Il s’adresse pour cela aux religieuses de l’Union chrétienne de Mende. En 1806, Jeanne Planchon, âgée de 26 ans, décide d’y fonder une Congrégation d’Ursulines. Le mas devint officiellement un couvent. En s’appuyant sur de nombreux recrutements, la congrégation va prendre une ampleur considérable. Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle de nombreux établissements sont fondés en Aveyron d’abord, en France ensuite. Outre la qualité reconnue de son enseignement, les religieuses ont pris à cette époque une nouvelle orientation : accompagnement médical. C’est même ce caractère hospitalier qui va sauver la congrégation et son couvent lors des lois contre les congrégations votées en 1904.

Une nouvelle orientation hôtelière

En 1870 un vaste bâtiment avait été bâti à usage de pensionnat. Aujourd’hui totalement modernisé, cet « Espace rencontre Angèle-Mérici » est devenu une halte agréable sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle capable d’héberger soixante personnes avec ses chambres, son restaurant. Un service hôtellerie classé deux étoiles. Un retour en quelque sorte à la vocation originelle des moines d’Aubrac.
Ce lieu de communication, ouvert à tous, dispose en outre d’un auditorium de 90 places.

À noter qu’un peu plus de deux siècles après leur arrivée les sœurs Ursulines de Malet sont toujours présentes. Les bâtiments des moines, placés à l’arrière, abritent le siège de la congrégation.
 
Centre Presse Aveyron
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