Aubrac : une transhumance bien éloignée de la tradition

  • L’embarquement des animaux reste une opération qui demande de l’organisation.
    L’embarquement des animaux reste une opération qui demande de l’organisation. repro CP / / repro CP
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Aux portes d’Espalion, la montée des vaches sur le plateau de l’Aubrac est un rendez-vous immuable pour la famille Rames de Latieule. Cette année, c'était un peu différent...

Pour Gabriel, le patriarche, c’est du jamais vu depuis 70 ans. Ici, pour la Saint-Urbain, le troupeau des belles Aubrac a toujours rejoint les estives de Puech-Crémat "à pattes". Ce mercredi matin, suite à la pandémie de coronavirus, c’est un immense semi-remorque de l’entreprise Pons de Gilhorgues qui est venu charger les animaux pour effectuer les 35 km en une petite heure.

Une rude mais belle journée

Une première "inimaginable" pour ces piliers de l’association "Traditions en Aubrac", chère au président Serge Niel habitués à se faire une fête de cette journée, accompagnés de quelques dizaines d’amis et de nombreux touristes heureux de vivre l’évènement au plus près. Un périple longuement préparé qui commence bien avant le lever du jour avec une dernière tétée des veaux et une minutieuse décoration des animaux de fleurs, drapeaux… sans oublier les sonnailles qui vont rythmer le pas des vaches. Un périple avec un premier rendez-vous à la fontaine de Saint-Côme où le troupeau se désaltère au son de l’accordéon avant d’attaquer la longue et éprouvante montée vers Salgues. Ici pause réconfort "pour les hommes" avec le déjeuner aux tripous proposé par le comité des fêtes du village. Ensuite le troupeau s’engage dans un long défilé devant des milliers de curieux avides de folklore et de traditions avec une arrivée triomphale sur la place d’Aubrac. Reste ensuite deux petites heures de marche par les drailles pour rejoindre les pâturages.

Une décision dictée par la sagesse

Un jour de fête et de promotion de la race et de son terroir que Dominique a dû se résoudre à abandonner à contrecœur "car les contrainte sanitaires imposées étaient quasiment impossibles à mettre en place". Cette année, c’est donc en camion que les animaux sont montés en une petite heure de temps (au lieu d’une dizaine à pied) sur le plateau. Une opération bien plus simple matériellement.

En fin de journée, au lieu de faire la fête avec ses amis éleveurs, Dominique était tranquillement occupé à récolter son foin. Pour la Saint-Géraud (13 octobre) si les contraintes sanitaires sont oubliées, le troupeau sera de retour à pied pour reprendre la tradition et histoire aussi que les animaux n’oublient pas le chemin des estives pour le printemps 2021 !

CORRESPONDANT
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