Aveyron : les vendeurs de vélos ne connaissent pas la crise

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  • Chez Boutonnet cycles comme dans de nombreuses boutiques du département, l’activité est bien repartie depuis la fin du confinement.
    Chez Boutonnet cycles comme dans de nombreuses boutiques du département, l’activité est bien repartie depuis la fin du confinement. Centre Presse / Guillaume Verdu / Centre Presse
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Contrairement à de nombreux secteurs d’activité, celui de la vente de vélos n’a pas été affecté par la crise sanitaire.

Pas le temps de musarder. Après deux mois à faible allure, les marchands de vélos du département ont changé de braquet depuis lundi 11 mai. "C’est de la folie ! Nous n’avons pas deux minutes à nous dans la journée", avance Philippe Azorin, qui s’occupe de Rodez bike avec Charles Fallick. Comme pour cette enseigne ruthénoise, l’activité a repris fort dans les boutiques du département depuis la fin du déconfinement.

"Nous avons retrouvé le rythme que nous connaissions en début d’année. C’est comme s’il ne s’était rien passé", apprécie Bastien Pailly, gérant de BP cycles, à Villefranche-de-Rouergue. "L’activité est bien repartie, approuve Simon Boutonnet, son homologue chez Boutonnet cycles, à Rodez. C’est un peu comme si beaucoup de monde voulait se remettre au vélo en ce moment."

"Essentiellement une pratique de loisir"

Ce regain d’activité peut s’expliquer par plusieurs phénomènes. "Après une abstinence de vélo, il y a un besoin de sortir", argumente Philippe Azorin. "Il recommence à faire beau, cela donne envie de pratiquer", ajoute Simon Boutonnet. Après quasiment deux mois d’interdiction, les cyclistes amateurs ont désormais la possibilité de pointer de nouveau leur guidon dehors.

De quoi donner envie d’avaler du bitume, alors que d’autres pratiques sportives (natation, sports collectifs, sports de combat…), sont encore interdites ou fortement limitées. "Les clients qui viennent me voir cherchent essentiellement à s’équiper pour une pratique sportive ou de loisir", confirme Bastien Pailly.

Mais d’autres usages existent. Le vélo est aussi recherché pour des déplacements urbains. "Même si cela ne date pas du Covid, on constate que cela se développe", estime Philippe Azorin.

Et la crise sanitaire pourrait renforcer cette tendance, notamment chez les personnes qui se méfieraient des transports en commun. "J’ai de plus en plus de clients qui veulent allier la pratique loisir et le fait de pouvoir se rendre au travail", remarque Simon Boutonnet.

Le boom de l’électrique

Un obstacle de taille demeure cependant : la topographie. Dans la plupart du département, à commencer par Rodez, le relief accidenté n’incite pas à une pratique quotidienne de la petite reine. Mais ce désagrément peut être contourné par les vélos à assistance électrique, de plus en plus vendus. "Le dénivelé de notre région fait qu’ils sont appréciés, acquiesce Marine Parolin-Pradel, gérante d’Unik bike, à Rodez. Cela permet de se rendre à son travail sans être trop transpirant."

"Ma boutique existe depuis trois ans, poursuit Bastien Pailly. Au début, sur dix vélos vendus, je devais avoir deux ou trois électriques. Maintenant, j’en suis à sept sur dix." "L’électrique est en pleine expansion en France, ajoute Philippe Azorin. Avec le relief que nous avons en Aveyron, la pratique est assez difficile et cela permet à des personnes qui n’ont pas la morphologie d’un cycliste de s’y mettre." Et au vélo d’accueillir de nouveaux adeptes.

Guillaume Verdu
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