Lacs du Lévézou : la "légitime impatience" des élus

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  • Masques obligatoires. Les élus entourant la préfète de l'Aveyron, mardi au bord du lac des Rousselleries à Villefranche-de-Panat.
    Masques obligatoires. Les élus entourant la préfète de l'Aveyron, mardi au bord du lac des Rousselleries à Villefranche-de-Panat. Centre Presse / Christophe Cathala / Centre Presse
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À l’amorce d’une saison estivale qui s’annonce incertaine, la préfète a convié les élus riverains des lacs de Pareloup de Villefranche-de-Panat à exprimer leurs attentes.

Ils accorderont, ce jeudi, toute leur attention aux propos du Premier ministre qui doit promettre un peu plus de liberté encore pour la deuxième phase du déconfinement prévue le 2 juin. Mais pour l’heure, ces maires n’ont pas manqué d’honorer le rendez-vous que leur avait fixé mardi la préfète de l’Aveyron, sur les rives du lac de Villefranche-de-Panat. Une réunion sur la thématique du tourisme, avec un rappel par le détail des mesures prises par le gouvernement à travers son plan d’aide au tourisme, doté de 18 milliards d’euros (notre édition de mardi).

Restaurants, gîtes, économie locale…

Les élus de Salles-Curan, Alrance, Prades-de-Salars, Arvieu, Canet-de-Salars, Curan, et Villefranche-de-Panat ont pu ainsi faire part à la représentante de l’État et au sous-préfet de Millau, Patrick Bernié, de leurs attentes. Et de leur impatience, voire parfois incompréhensions, jugées "bien légitimes" par Catherine de la Robertie. " La levée du confinement sera progressive, et s’adapte aux circonstances locales, insiste la préfète. On a besoin de vraies remontées de terrain, d’un dialogue de confiance".

Sauf que les questions des élus ne trouveront véritablement de réponses qu’à compter du 2 juin, comme la réouverture des restaurants "qui font tant défaut à tous les artisans qui viennent travailler dans nos communes", note Jean-Louis Grimal, maire de Curan et président de l’Association départementale des maires.

Dans le feu des questions également, les propriétaires de gîtes, souvent des agriculteurs assurant un complément de revenus, " qui ont perdu beaucoup de réservations, à cause de la barrière des cent kilomètres, et qui ne sont pas aidés".

Et la clientèle étrangère ?

L’agro tourisme est en effet une réalité sur le Lévézou, la préfète invite donc les maires à alléger, comme le "plan tourisme" le permet, la taxe de séjour et les taxes foncières " car l’État prendra à sa charge 50 % de ces allégements".

Et puis il y a aussi ces salles des fêtes, vides de mariages estivaux et de rassemblements en tout genre. Un manque d’animation certain et une perte financière pour les communes…

D’ailleurs, comment aider financièrement des petites entreprises à sortir la tête de l’eau ? Les communes n’ont pas la compétence économique, mais peuvent s’adosser via les intercommunalités "aux aides de la Région et de l’État, à travers des conventions".

Le tourisme est bien sûr une préoccupation majeure, à commencer par la clientèle étrangère : " Est-ce que les frontières vont s’ouvrir, car nous avons beaucoup de Hollandais, de Belges, de Britanniques… C’est 30 % de la clientèle de juillet !", s’exclame Maurice Combettes, maire de Salles-Curan. Catherine de la Robertie se montre rassurante : "Il est prévu que l’espace Shengen européen soit ouvert cet été…".

À confirmer aujourd’hui par le chef du gouvernement, comme tant d’autres choses propres à calmer les impatiences.

L’Aveyron reste « au vert »

La préfète de l’Aveyron n’a jamais été aussi confiante pour que l’Aveyron reste en zone verte à l’amorce, le 2 juin, de la deuxième étape du déconfinement. « La situation sanitaire est fragile mais très stable depuis trois semaines, assure Catherine de la Robertie. Depuis le 11 mai, 1 407 tests de dépistage ont été pratiqués pour 14 patients soignés, soit 1 % de cas positifs. Nos concitoyens ont su faire preuve de responsabilité et de civisme. C’est la raison pour laquelle de nouveaux sites et commerces doivent pouvoir ouvrir le 2 juin ».  Rappelons que depuis le début de l’épidémie, un peu plus de 350 cas positifs ont été recensés en Aveyron.

Christophe Cathala
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